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Depuis quelques jours, des informations officieuses font état de la hausse prochaine de l’électricité et de l’eau. Ces informations persistantes seraient nourries par des pressions qu’exercerait le Fonds monétaire international (FMI) sur le Togo. La Ligue des consommateurs du Togo (LCT) saisit la balle au bond. Dans un communiqué en date de lundi, l’association présidée par Emmanuel Sogadji dit ‘non’ à une hausse du prix du kWh et de l’eau, sans une concertation préalable.
Ces informations, non encore confirmées ou infirmées par le gouvernement, tombent dans un contexte de coupures à répétition et intempestives de l’électricité fournie aux populations.
« Les interruptions de fourniture se multiplient par ici et par là. Elles endommagent les appareils électroménagers et les équipements, sans que les consommateurs lésés soient indemnisés, et provoquent des pertes de denrées pour les ménages, les commerçantes et les petits restaurateurs. Elles paralysent les activités économiques, qu’il s’agisse des ateliers de soudure et de couture, des salons de coiffure ou des activités des PME, et imposent des dépenses supplémentaires en carburant pour les groupes électrogènes, en bougies ou en lampes. Elles accroissent enfin l’insécurité dans les quartiers plongés dans le noir et perturbent des services essentiels comme les centres de santé, les écoles et l’adduction d’eau », indique la Ligue.
Ce n’est pas tout. Le coût de la vie, note la Ligue, ne cesse d’augmenter (alimentation, transport, loyers, scolarité, carburants relevés en septembre 2026) sans que les revenus suivent.
Dans cette situation difficile pour le consommateur, soutient la LCT, on ne peut procéder à la hausse du prix du kWh et de l’eau.
« La LCT ne nie pas les difficultés financières du secteur, mais le consommateur ne saurait être la variable d’ajustement de déficits dont il n’est pas responsable. On ne peut lui demander de payer plus cher un service qui ne lui est pas fourni de manière fiable alors que les auteurs des détournements des derniers publics dans le secteur bénéficient de l’impunité totale », écrit M. Sogadji.
La solution, selon la LCT
Tout en demandant la suspension de tout projet de hausse des tarifs de l’électricité et de l’eau, la transparence sur les coûts du secteur et les exigences des partenaires financiers, la mise en œuvre d’un programme public de réduction des coupures ainsi que la préservation et l’élargissement de la tranche sociale, la LCT propose la tenue des assises nationales de l’eau et de l’énergie pour, dit-elle, bâtir une politique énergétique durable, consensuelle et adaptée.
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