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Après neuf mois de formation en développement personnel, leadership, éducation financière et gestion de projets, l’Association Iyawo a célébré, le samedi 3 octobre 2026 à Lomé, la clôture de la troisième cohorte de son Académie des filles leaders. Une étape qui marque la fin d’un parcours de formation, mais surtout le début d’un engagement pour une nouvelle génération de femmes capables d’agir et d’impacter leurs communautés.
Neuf mois pour apprendre à se connaître, gagner en confiance et oser prendre sa place dans la société. C’est le parcours qu’ont suivi les participantes de la troisième cohorte de l’Académie des filles leaders de l’Association Iyawo. La cérémonie de clôture, ponctuée de certifications et de distinctions, a réuni les bénéficiaires, les anciennes cohortes, des marraines et plusieurs personnalités engagées dans la promotion du leadership féminin.
Pour Elisabeth Apampa, présidente de l’Association Iyawo, cette initiative vise à préparer les jeunes filles à devenir des actrices de transformation sociale. « Nous avons vécu neuf mois avec elles pour les accompagner dans la préparation de leur avenir. Cela passe par l’estime de soi, la confiance en soi et les questions de leadership, notamment la manière dont une femme et une jeune fille peuvent véritablement s’affirmer dans leur société », a-t-elle expliqué.
Neuf mois pour révéler le potentiel des jeunes filles
Le programme a combiné des enseignements théoriques et des exercices pratiques autour de plusieurs thématiques : développement personnel, prise de parole en public, leadership, éducation financière, paix et sécurité, masculinité positive et gestion de projets.
Elisabeth Apampa décorant l’une des bénéficiaires du programme
Les participantes ont également bénéficié d’un accompagnement dans l’élaboration de leurs projets de vie et de leurs projets professionnels, avec une attention particulière portée à leur adaptation aux réalités locales.
L’objectif est de leur permettre de concevoir des initiatives pertinentes, réalisables et susceptibles de répondre aux besoins de leurs communautés. Cette approche semble avoir porté ses fruits. Etudiante résidant à Kara, Essossolam Sama a choisi de rejoindre l’Académie malgré la distance.
« Ce qui m’a motivée à postuler, c’est d’abord la présidente, sa détermination. Je voulais faire partie de cette académie et de l’association pour mieux apprendre à ses côtés. Les modules proposés m’intéressaient beaucoup, surtout la découverte de soi, la confiance en soi et l’estime de soi », a-t-elle confié.
A l’issue de la formation, elle estime avoir franchi un cap personnel. « Je ressors avec une autre personnalité, capable d’agir, d’oser et également d’inspirer celles qui sont autour de moi », témoigne-t-elle.
Même constat chez Adzo Akpédzé Hélène Guidi, qui affirme ne plus être la même personne après ces neuf mois. « Je ressors assez plus confiante, beaucoup plus compétente et beaucoup plus engagée », soulignant les acquis liés à la connaissance de soi, à la découverte de ses talents, au bien-être et à la gestion de projets.
Des projets pilotes pour passer de la formation à l’action
Au-delà des compétences individuelles, Iyawo entend favoriser l’engagement concret des jeunes filles. La cérémonie a ainsi été l’occasion de présenter et de travailler sur leurs projets à travers des séances de pitch et de consolidation.
Pour Elisabeth Apampa, l’ambition doit s’accompagner d’une bonne connaissance des réalités du terrain. « Le but n’est pas d’imaginer un projet de 100 millions de francs CFA qui ne serait pas réaliste. Nous essayons de les accompagner à avoir de l’ambition, mais aussi à concevoir des projets pilotes qui leur permettent déjà d’apprendre », a-t-elle précisé.
Un suivi est envisagé pour accompagner la mise en œuvre de ces initiatives. L’association souhaite également encourager les projets collectifs afin de dépasser les démarches individuelles et de renforcer la solidarité entre les participantes.
Elisabeth Apampa, présidente de l’association IYAWO et initiatrice du programme
A terme, Iyawo envisage la création d’un incubateur de projets pour structurer davantage cet accompagnement. Une ambition qui reste toutefois conditionnée à la mobilisation de ressources financières et techniques. La présidente lance ainsi un appel aux partenaires, experts et personnes de bonne volonté désireux de contribuer à cette dynamique.
Une communauté de femmes leaders appelée à grandir
L’un des acquis majeurs de l’Académie réside dans la continuité des liens entre les différentes promotions. La présence des participantes de la première et de la deuxième cohorte à la cérémonie de clôture illustre cette volonté de bâtir une communauté durable de femmes leaders.
Certaines anciennes bénéficiaires poursuivent désormais leur parcours à l’étranger ou évoluent au sein de grandes organisations, devenant à leur tour des modèles pour les nouvelles participantes.
La troisième cohorte a également bénéficié de l’accompagnement de marraines, pour la plupart établies à l’international. Une ouverture qui vise à élargir les perspectives des jeunes filles et à renforcer leur accès à des réseaux au-delà du cadre national.
L’Association Iyawo entend poursuivre cette dynamique en développant notamment des échanges plus structurés entre hommes et femmes, ainsi que des collaborations avec l’Académie des hommes de valeur.
Pour Elisabeth Apampa, les neuf mois de formation constituent une étape fondatrice, et non une fin en soi. « Le but pour nous, c’est de ne pas les lâcher. L’essentiel, c’est qu’elles concrétisent leurs ambitions et leurs projets personnels, et que cela apporte quelque chose à la société », a-t-elle souligné.
A travers cette troisième cohorte, Iyawo réaffirme ainsi son ambition de faire de la formation au leadership féminin un levier d’autonomisation, d’engagement citoyen et de transformation des communautés.
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