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Quinze (15) femmes relais communautaires venues des quartiers du Grand Lomé comme Adakpamé, Légbassito, Ségbé, Kagomé, Zongo et Dikamé ont vu ce jeudi à Lomé leurs capacités renforcées en identification, prévention et orientation des cas de violences basées sur le genre (VBG). Une initiative de l’Association des volontaires pour la promotion des jeunes démunis au Togo (AVOPROJED-Togo) organisée dans le cadre du Projet d’assistance aux femmes et filles affectées par les inondations dans le Grand Lomé, avec l’appui financier de Urgent Action Fund-Africa (UAF-Africa).
En effet, selon Nadège Tchilalo ESSIPIDE, présidente du conseil d’administration de AVOPROJED-Togo, les inondations survenues dans la nuit du 28 au 29 juin 2026 dans plusieurs quartiers du Grand Lomé ont affecté de nombreux ménages, entraînant des pertes matérielles, des déplacements temporaires et une dégradation des conditions de vie. Au-delà des conséquences matérielles, a-t-elle appuyé, ces événements ont mis en évidence la nécessité de renforcer les dispositifs de protection des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les filles.
Aussi, a-t-elle ajouté, dans les situations d’urgence, la promiscuité dans les abris temporaires, l’insuffisance de l’éclairage, l’insécurité et les difficultés d’accès aux installations sanitaires peuvent accroître les risques de VBG.
« Face à cette réalité, il est essentiel de promouvoir une réponse qui ne se limite pas à l’assistance matérielle, mais qui intègre également la prévention des violences, l’écoute, l’accompagnement psychosocial et l’orientation des personnes concernées vers les services compétents », a-t-elle lancé lors de l’ouverture des travaux de cet atelier.
Pendant plusieurs heures, sous la houlette de Essohana Bonnah ADILI, juriste publiciste de formation et facilitatrice de cette formation, les participantes ont frotté et limé leur cervelle contre plusieurs thématiques et connaissent désormais ce que sont que les VBG, leurs différentes formes, pourquoi ces violences peuvent augmenter pendant les périodes d’inondation. Elles savent comment accueillir une victime et vers quel service l’orienter pour sa prise en charge. Elles ont également planifié les actions qu’elles mèneront dans leurs différents quartiers.
« Je suis contente d’être entrée dans les méandres des VBG qui enlèvent aux femmes qui les subissent leur sécurité. Nous avons discuté des voies et moyens qui peuvent nous permettre de circonscrire ces événements et d’aider les victimes des VBG. Cette formation tombe à pic, nous disposons aujourd’hui des compétences pour faire ce qui est de notre devoir pour mettre fin aux VBG », a marqué Dédé Ami TYPAM, femme relais communautaire participante.
D’une durée de 3 mois, ce projet a démarré en août 2026 et couvre la période allant jusqu’à fin octobre 2026. Une dizaine d’activités sont prévues dans ce cadre comme réponse adaptée aux besoins des bénéficiaires. AVOPROJED-Togo prévoit la distribution de 150 kits de dignité aux femmes et aux filles affectées par les inondations ; un accompagnement psychosocial à 80 survivantes de VBG ; la mise en place d’un espace sûr temporaire pour favoriser l’accueil, l’écoute et l’orientation des femmes et des filles vulnérables ; le renforcement des mécanismes d’alerte communautaire dans 4 quartiers ; l’organisation de 6 séances de sensibilisation communautaire sur la prévention des VBG.
Il est également prévu la coordination et la logistique nécessaires à la bonne mise en œuvre des activités et un suivi-évaluation et de la documentation des résultats obtenus.
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