jeudi, octobre 8, 2026
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    Togo : qui pour siffler une vraie fin de l’interminable guerre dans le secteur éducatif ?

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    Peut-on dire sans se tromper que la situation dégénère dans le secteur de l’éducation au Togo ? Ceux qui le disent n’auront pas tort, au vu d’un certain nombre de situations qui se produisent dans ce secteur.

    Le ministre des enseignements primaire, secondaire et technique, Prof. Dodzi Komla Kokoroko invite plusieurs organisations d’enseignants à une réunion avec lui le 5 avril prochain. Le principal instigateur des grèves des enseignants qui se trouve être le Syndicat des enseignants du Togo (SET), n’a pas invité. Ce vendredi, dans le nord du pays, les élèves de plusieurs établissements scolaires ont pris d’assaut les rues, réclamant leurs professeurs. Dans ce cafouillage,  le SET annonce encore 4 jours de grève la semaine prochaine.

    Le débrayage est prévu du lundi 4 au jeudi 7 avril prochains.

    « Nos différents appels à l’ouverture d’un cadre de discussion  autour de notre plateforme revendicative  n’ayant rencontré que silence de votre part et pire encore une sanction abusive et arbitraire ne respectant aucune disposition du statut général de la fonction publique, aucune disposition du statut particulier des fonctionnaires de l’enseignement…nous maintenons la reconduction de notre mouvement d’humeur », écrit le secrétaire général du SET, kokouvi Senavon au ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara.

    Pendant que ce préavis de grève tombe sur la table du ministre, des élèves sont observés ce vendredi dans plusieurs rues dans la partie septentrionale du pays. Des élèves du lycée Namoundjoa, Nano, Nagbéni, Cinkassé, Mandouri, Nanergou sont ainsi vus dans les rues.

    Parlant des élèves du lycée de Nagbéni, un enseignant fait savoir qu’ils étaient munis de bâtons, de cailloux et criaient qu’ils veulent leur professeur. Celui-là doit faire partie des 137 enseignants exclus de la fonction enseignante par le ministre de la fonction publique.

    La situation est telle qu’on se demande s’il faut faire appel à une main invisible pour siffler une vraie fin de cette interminable guerre que connaît le secteur éducatif depuis plusieurs années déjà.

    Les états généraux de l’éducation annoncés il y a quelques années par le chef de l’Etat mais qui, sans raison, n’ont plus eu droit de citer, pourront mettre fin à la guerre ?

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