L’ancien Premier ministre togolais élu ce vendredi Directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT) est très heureux. Gilbert Fossoun Houngbo l’a dit samedi depuis Rome où il est dans une interview accordée à la télévision nationale (TVT). Selon lui, divers facteurs expliquent son élection, une première pour l’Afrique qui a plusieurs occasions, a tenté de prendre ce poste.
Au nombre de ces facteurs, M. Houngbo parle de la qualité de son dossier.
« Mon dossier présentait un caractère assez intégré. On cochait à toutes les cases. Les 4 candidats en face de moi sont des candidats de calibre, chacun et chacune ont eu des expériences très avérées mais en fin de compte, des pays membres et des partenaires sociaux ont reconnu en moi ce mélange de l’expérience gouvernementale et multilatérale, l’expérience du secteur privé des pays du nord et du sud, la connaissance de la maison », a-t-il déclaré.
Un dossier appuyé, selon lui, par les autorités togolaises et l’Afrique toute entière.
« Depuis la décision du chef de l’Etat que je remercie, au mois de juin que la campagne a commencé, tout le gouvernement s’est mobilisé, notamment le ministre du travail et de la fonction publique d’un côté et le ministre des affaires étrangères de l’autre, tout le réseau des ambassades du Togo de par le monde s’est mobilisé. L’UA et les Etats se sont mobilisés. On sent la mobilisation de toute l’Afrique et des autorités togolaises », a-t-il dévoilé.
Au-delà de la responsabilité qu’il sent en tant qu’Africain, le Togolais de Gbandi (une localité à l’intérieur du Togo) va à la tête de cette institution avec les idées claires. Il dit que son travail en tant que Directeur général de l’OIT se sentira à 3 niveaux (économique, social et environnemental).
« Le niveau social est celui qui bat de l’aile. Je prendrai fonction avec une détermination de faire de la justice sociale. Il n’y aura pas de paix durable sans justice sociale », note-t-il.
Avant d’être élu pour conduire la destinée de l’OIT, M. Houngbo était à la tête du Fonds international pour le développement agricole (FIDA). Il prendra fonction à l’OIT en octobre prochain.





