Le procès du premier porte-parole du mouvement ‘En aucun cas’ a eu lieu jeudi devant la Cour d’appel de Lomé. Les avocats de Foly Satchivi ont exposé leurs arguments devant les juges de cette juridiction où ils ont fait appel de la décision du tribunal condamnant leur client à 36 mois de prison avec 12 en sursis. La Cour d’appel rendra sa décision le 12 septembre prochain. Une décision vivement attendue.
Le président de la Ligue togolaise des droits des étudiants (LTDE), devenu activiste politique, connaîtra donc son sort en appel dans exactement 21 jours.
Quelques jours avant ce procès, son mouvement avait appelé la population à faire nombreuse le déplacement de la Cour d’appel de Lomé, pour, dit-il, soutenir ce jeune togolais. Pour les collaborateurs de M. Satchivi, celui-ci est un ‘homme public’ et il faut que le peuple sache ce qu’on lui reproche exactement.
« On ne peut rendre justice au nom du peuple togolais et refuser, par la même occasion, l’accès à la salle aux citoyens et même aux journalistes qui devront tout suivre dans les détails pour mieux informer l’opinion », indiquait la déclaration liminaire qu’ils ont lue devant la presse.
Le même mouvement a aussi demandé par le truchement de la presse aux autorités togolaises, de faire en sorte que l’accès à la salle d’audience soit libre et ouvert à tout le monde.
Arrêté en août 2018, Foly Satchivi a répondu au tribunal des ‘actes et faits de rébellion et des faits d’apologie de crime et de délit’. Il a été condamné au tribunal à 36 mois de prison avec 12 de sursis.
Devant la Cour d’appel, sa demande de mise en liberté provisoire soumise par ses avocats a été rejetée.





