Les commentaires vont bon train après les élections locales du 30 juin dont les résultats provisoires donnent le parti au pouvoir largement gagnant. Selon Johannes Bavon, ces élections, premières depuis plus de 30 ans, ne laissent présager rien de bon et la situation est très inquiétante.
Le secrétaire général du Front des architectes de la République (FAR) estime qu’encore une fois, le pouvoir de Faure Gnassingbé est en train d’appliquer une théorie de l’abolition de la crise que le Togo traverse pour dire qu’elle est définitivement dans le passé. Et si rien n’est fait, prévient-il, 2020 ne sera pas facile.
« C’est une lutte qui vaut le coup d’être prise à bras-le-corps parce que la crise que nous sommes en train de traverser, le régime est en train de nous donner une théorie de l’abolition de la crise comme si elle est derrière nous. Si rien n’est fait en 2020, nous allons tomber dans un gouffre à cause de tout ce que nous avons connu pendant les soulèvements et à cause des conséquences que cela prépare devant nous », a-t-il déclaré lundi sur la radio Victoire FM.
Pour cet ‘homme de Dieu’, l’Union pour la République (UNIR), le parti au pouvoir, malgré tout, est prenable en 2020 si seulement, a-t-il ajouté, l’opposition se met à faire un travail sérieux.
« Il faut arriver à démystifier la pensée des Togolais par rapport aux hommes. Il faut qu’on arrive à faire comprendre aux gens qu’on ne suit pas un homme, c’est sa parole qu’il faut suivre. Si sa parole n’est pas véridique, il faudra le vomir et suivre celui qui pourra être fidèle à sa propre parole », a-t-il lancé.





