mercredi, octobre 7, 2026
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    Togo : Kaboua prévient UNIR et dénonce un grave détournement dans le secteur café-cacao

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    Face à la presse ce mercredi à Lomé, Abass Kaboua a dénoncé un ‘grave’ détournement de fonds  qui prévaut dans le secteur du café et du cacao au Togo. En 2018, insiste le président du Mouvement des républicains centristes (MRC), près 800 millions été ont été prélevés mais aucune réalisation sur le terrain.  Il s’est aussi prononcé sur le septennat proposé par la majorité à l’Assemblée nationale. Selon lui, il ne faut pas que le calme ‘apparent’ trompe.

    Il a invité les  députés UNIR à faire extrêmement attention pour ne pas, dit-il, ‘réveiller les morts’. Selon lui, le pays est mal géré, les Togolais souffrent et il n’est d’aucun besoin de déclencher un autre foyer de tension dans le pays.  Il dit trouver curieux qu’on envoie un autre projet de loi à l’Assemblée nationale alors qu’en 2017, le gouvernement a proposé un quinquennat.

    « Allons doucement, il y a un peuple au Togo et il veille. Quand les gens sont calmes comme ça, il faut plutôt faire attention. Eyadéma n’a jamais voulu le septennat, il sait bien pourquoi et les conséquences que cela pouvait créer. Il y a de cela quelques mois, le gouvernement avait réintroduit un projet de loi contenant une limitation du nombre de mandats présidentiels à 5 ans renouvelable une fois. C’est curieux qu’on nous envoie une autre mouture », a déclaré le député.

    Pour Abass Kaboua, il faut garder le quinquennat. « Si dans 10 ans le président qui sera élu, cela peut-être moi, juge important de changer la constitution, il peut le faire », a-t-il souligné.

    Il a prévenu qu’une autre rencontre avec la presse sera consacrée à ce qu’il se passe à l’Assemblée nationale, sur le réformes constitutionnelles et institutionnelles.

    Le député de Danyi s’est vivement dressé contre les filières créées en remplacement de l’Office des produits agricoles du Togo (OPAT). Selon lui, alors cet office dirigé par Ogamo Bagna prélevait 10 francs /kg sur le café et le cacao auprès des acheteurs et en contrepartie construisait des routes et traçait des pistes rurales pour l’écoulement des produits, des filières qu’il a qualifiées de ‘bidon’ sont venues en remplacement pour prélever 60 francs CFA sur le kg. Et pour l’année 2018 seule, le Togo a produit près de 6000 tonnes de café et 7000 tonnes de cacao, a-t-il lancé.

    « Paradoxalement, les responsables de ces filières qui font souvent valoir leurs relations avec le sommet de l’Etat, n’ont jamais fait sortir un rond, ne serait-ce qu’une brouette de latérite pour arranger une piste rurale, ni acheter un kg d’engrais pour les producteurs », a dénoncé le député.

    Abassa Kaboua a donc lancé un vibrant appel au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé pour, dit-il, arrêter cette ‘pagaille’ et commanditer un audit du secteur.

    « Ce que nous sommes en train de faire n’a rien à voir avec de l’insulte. Mais c’est notre petite contribution à la construction de ce pays. C’est d’ailleurs le début d’une histoire que le MRC est en train de dénoncer », a-t-il prévenu.

    Pour le président du MRC, si cet audit n’est pas fait et la ‘pagaille’ n’est pas arrêtée, le Plan national de développement (PND) qui tient à coeur au président de la République n’a aucune chance de réussite. 

    Pour rappel, l’OPAT a été fermé en 1996. Les anciens employés de cette société d’Etat continuent de croupir dans la misère.

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