La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise organise les 22 et 23 septembre prochains, des meetings d’information dans une vingtaine de localités au Togo. Il s’agit de Dapaong, Kanté, Kétao, Guérin kouka, Bassar, Bafilo, Sokodé, Badou, Anié, Atakpamé, Tohoun, Notsé, Tsévié, Kpalimé, Kévé, Tabligbo, Afagnan et Vogan.
Le ministère de l’administration territoriale a été saisi d’un courrier d’information allant dans ce sens, selon les informations. Les responsables locaux de la coalition dans ces localités où auront lieu les meetings, ont été saisis d’un courrier à eux envoyé par Dr Nangbadja Kampatibe, le responsable du comité de programmation de la coalition.
Pour couvrir ces rencontres d’informations, le regroupement des partis politiques se répartira en 4 équipes.
La dernière annonce faite en conférence de presse ce mardi à Lomé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), fait réagir certains responsables de la coalition des 14. Me Dodji Apévon, président des Forces démocratiques pour la République (FDR), réagissant sur les ondes de la radio Victoire FM ce mercredi, estime que c’est un « piège à con » dans lequel personne ne tombera.
Selon lui, il n’est pas du ressort de l’institution qui organise les élections au Togo d’annoncer un référendum. Aucune tentative d’obtenir les réformes constitutionnelles n’est faite à l’Assemblée nationale, et la CENI annonce un référendum, se demande-t-il surpris.
En tout cas, pour cet avocat, ce que le pouvoir de Faure Gnassingbé est en train de faire, loin de régler la crise, va la compliquer.
« Ils estiment que lorsqu’ils vont annoncer l’organisation des élections locales couplées avec le référendum, les Togolais vont courir, puisque intéressés par les locales. Ce n’est pas l’organisation des élections truquées et à problème qui va sortir le Togo des difficultés », a-t-il souligné.
L’acteur politique appelle la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui a proposé une feuille de route pour sortir le Togo de la crise, à réagir. « Si la CEDEAO démissionne, elle deviendra complice de la situation », a-t-il relevé.
Il a interpellé les facilitateurs de la crise que sont les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé, dont on annonce l’arrivée au Togo pour régler le problème que pose la CENI contestée, à vite venir au Togo pour calmer la situation. Sinon, prévient-il, « le Togo risque encore de connaître des lendemains difficiles ».





