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    Les jeunes entrepreneurs exigent de Faure Gnassingbé plus d’actes que de parole en 2018

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    Les grands chantiers de développement de l’année 2018 ont été dévoilés ce  mercredi 3 janvier 2018 par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé dans son traditionnel message à la Nation. Entre autres actions, l’appui à l’entrepreneuriat des jeunes sera au cœur des « interventions de l’Etat ».

    Saluant « le dynamisme et l’engagement » de la jeunesse et voulant faire dans le concret, le président togolais envisage que l’attribution des marchés publics réserve un quota allant jusqu’à 20% aux jeunes entrepreneurs et aux femmes qui bénéficieront par ailleurs de procédures allégées dans la soumission de leurs offres.

    Cette disposition prévue dans la Charte des petites et moyennes entreprises et industries, vieille de cinq (05) ans, faut-il le noter, n’a pas été mise en œuvre. Certes, ce rappel ravive les débats au sein de la jeunesse entreprenante. Du pessimiste à l’optimiste, chacun y va de son commentaire.

    « C’est une promesse qui nous réjouit en tant que jeune entrepreneur car si cette mesure, déjà contenue dans la charte des PME/PMI venait à être appliquée, elle constituera une véritable bouffée d’oxygène pour les jeunes entrepreneurs et un moyen supplémentaire de promouvoir les entreprises et produits locaux. En plus, cette mesure pourra pousser plus de jeunes entrepreneurs, encore dans l’informel à se formaliser afin d’en bénéficier et du coup, générer un retour en matière de fiscalité», a expliqué Ismaël Tanko, Directeur général de Togo Timati qui fait ses preuves depuis près de quatre (04) ans au Togo et dans la sous-région ouest africaine.

    Si tous s’accordent sur les retombées futures de la mise en application qu’ils appellent de tous leurs vœux, la confiance, elle n’y est pas.

    Pour plusieurs  à l’instar de Gabin Mensah, promoteur de l’entrepreneuriat des jeunes dans la zone Lomé-Est,  il en faudra plus que l’effet d’annonce pour les convaincre. « Si les 20% des marchés publics pourraient être d’une manière ou d’une autre le levier dont les entrepreneurs ont besoin pour soulever haut ce domaine, on ne peut que l’apprécier à sa juste valeur. Reste maintenant à joindre l’acte à la parole », a-t-il souhaité.

    D’autres veulent tout simplement des explications sur le blocage de ce mécanisme durant les cinq (05) dernières années.

    Ce débat restera longtemps sans issue, puisque les jeunes entrepreneurs devront attendre dans « les mois qui viennent », la rencontre d’échanges annoncée par le chef de l’Etat pour « un échange fructueux sur l’ensemble de ces questions ».

    Jérémie GADAH

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