Le dialogue politique, les grèves des enseignants avec descente des élèves dans les rues pour réclamer leurs cours et enseignants, l’avis de la jeunesse sur l’actualité politique. Tels sont les sujets qui ont été au cœur des échanges à bâtons rompus que le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Régis Batchassi a eus ce samedi avec la presse.
Sur la question du prochain dialogue politique qui doit accoucher des solutions adéquates à la crise politique que traverse le Togo, les jeunes pensent, selon le président de cette plateforme apolitique qui réunit les organisations de jeunes, pouvoir jouer un « grand » rôle en tant que participants, observateurs ou même ‘médiateur national’.
Cependant, poursuit-il, le plus important, c’est que « quelle que soit l’issue du dialogue, il faut que les aspirations de la jeunesse soient prises en compte ». Et les aspirations nourries par la jeunesse, estime M. Batchassi, c’est de se retrouver dans les instances de prise de décision, notamment le parlement, le gouvernement et les communes. Ceci étant, il faut, ajoute-t-il que le cadre légal puisse favoriser et offrir des opportunités aux jeunes aux fins de les encourager à s’engager davantage dans la vie politique.
« A l’instar de la Constitution égyptienne, les jeunes ont 30% de siège à l’Assemblée nationale et dans d’autres instances décisionnelles. Autant dire que les jeunes de tous les bords sont encouragés à s’engager en politique », a-t-il relevé.
A en croire le président du CNJ, ce ne sont pas tous les jeunes togolais qui manifestent dans les rues et qui réclament le retour à la Constitution de 1992. « Suivant notre diagnostic, nous avons plusieurs catégories de jeunes : il y a une couche qui est suffisamment imbue de valeurs, une autre qui n’arrive pas à trouver des issues, une partie qui manifeste à cause de la situation sociale difficile. A côté, il y en a qui vivent la même situation mais qui tentent des solutions qui puissent les aider à s’insérer sur le plan socio-professionnel plutôt que d’aller manifester », a-t-il énuméré.
Parlant de cette frange de la jeunesse qui manifeste, Régis Batchassi pense qu’il faut opérer en sa faveur une « transformation » afin, souligne-t-il, qu’elle trouve des voies pour s’insérer et s’épanouir. « Nous avons besoin de la participation de tous pour atteindre les objectifs de développement », a-t-il ajouté.
Et pour ces jeunes qui pensent qu’ils peuvent jouer un rôle de « médiateur national » lors du dialogue, le président du CNJ n’a pas manqué de donner des informations. « Personnellement, je trouve que c’est ambitieux mais cela ne veut pas dire que ce jeunes n’en sont pas capables. Il faut faire confiance à notre jeunesse, elle est en mesurer d’assurer des responsabilités. N’oublions pas qu’il y a des exemples de réussite au sein de ces jeunes », soutient-il.
Pour marquer la fin de cette année, le CNJ et des associations partenaires se proposent d’organiser sur toute l’étendue du territoire national, des moments de réjouissances à partir de ce dimanche 24 décembre.





