La crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis le 19 août dernier, n’a pas manqué de s’inviter au lancement de la phase des indemnisations du programme de réparation des victimes de violences politiques au Togo.
La présidente du Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN), Awa Nana-Daboya, a été interpellée sur son silence dans cette crise en tant que Médiateur de la République.
D’entrée de jeu, Mme Nana-Daboya a éclairé la lanterne de la presse sur son rôle de Médiateur de la République qui n’est, selon elle, qu’un « médiateur administratif ». « Le texte qui nous crée et c’est pareil pour les 8 médiateurs de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), fait de nous des médiateurs administratifs », a-t-elle ajouté.
« Depuis 1998, je ne travaille que dans les limites de ma compétence. Si elle ne me permet pas d’outrepasser, je ne le fais pas », a-t-elle souligné.
La présidente du HCRRUN a cependant rappelé que la commission de réflexion sur les réformes qu’elle a présidée et qui était en pleine activité avant le 19 août, a fait un travail de médiation qui ne dit pas son nom.
Elle n’en veut pour preuve que cette commission a déposé son rapport le 28 août, soit exactement neuf (9) jours après le déclenchement de la crise. Et ce rapport, a-t-elle insisté, a été distribué à toutes les parties prenantes de la crise.
Pour elle, le réel problème au Togo, c’est que les acteurs sont arrivés à « un point de manque de confiance totale. « Qu’est-ce que nous irons dire de plus ? », s’est-elle demandé tout rappelant que la commission de réflexion sur les réformes qu’elle a dirigée, a en son sein des professeurs de droit. Un colloque a d’ailleurs été organisé et auquel des « grands spécialistes de la question » ont été invités.





