Ce 1er juin est une date historique dans la vie de l’Accord de Paris sur le climat signé par 195 pays dont les Etats-Unis d’Amérique en décembre 2015. Donald Trump, le président américain a décidé comme promis ce jeudi de retirer son pays de cet accord.
« Afin de faire mes devoirs solennels et de protéger nos citoyens, les Etats-Unis vont se retirer de l’Accord de Paris », a-t-il annoncé dans un discours à la Maison Blanche.
Plusieurs raisons sont avancées par le président climato-sceptique pour justifier cette décision. Selon lui, c’est un accord qui punit les Américains.
« Cet accord ne profite qu’aux autres pays, il laisse les travailleurs et les contribuables américains subir les coûts en termes de perte d’emploi, de baisse de salaire et une forte baisse de la production économique », a-t-il déclaré.
Selon lui, la conformité avec cet accord et les restrictions sur la consommation de l’énergie pourraient coûter aux USA plus de 7 millions d’emplois d’ici 2025, la disparition de plusieurs industries vitales sur lesquelles beaucoup de communautés comptent.
D’ici 2040, a-t-il poursuivi, la conformité avec les engagements mis en place par l’administration américaine précédente va provoquer la baisse de production dans les secteurs suivants : le papier (12%), le ciment (23%), l’acier (38%), le charbon (86%), le gaz naturel (31%). « Le coût à l’économie approchait 3.000 milliards en perte de PIB et 6,5 millions d’emplois industriels de dollars alors que les ménages auraient 7.000 dollars de baisse de revenu », a-t-il ajouté.
Donald Trump reproche également à l’accord de Paris d’être « très injuste » envers les Etats-Unis. « En vertu de l’accord, la Chine pourra augmenter ses émissions pendant encore 13 années, la participation de l’Inde dépendra de la réception de milliards de dollars d’aide de la part des pays développés. Il bloque le développement du charbon américain alors la Chine, l’Inde et l’Union européenne pourront encore bâtir les usines alimentées au charbon », a-t-il dénoncé.
S’il faut encore attendre des années avant que le retrait des Etats-Unis de cet accord ne soit effectif, le président américain a annoncé que d’ores et déjà, son pays va arrêter l’application des dispositions non obligatoires comme la contribution au fonds vert.
Le président du deuxième pays le plus pollueur de la planète après la Chine promet de commencer des négociations pour un autre accord « juste ».







