L’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC) a rendu public mercredi à Lomé le bilan des activités qu’elle a menées au cours de 2021. Elle dit suivre avec regret le développement technologique lié à l’utilisation des produits chimiques comme arme de guerre dans le monde et en particulier dans le Sahel.
L’autorité présidée par Amah Hunlede a, pendant 12 mois, organisé des formations et renforcements de capacités, des réunions techniques impliquant des acteurs publics et privés et des sensibilisations des forces armées sur les dispositions de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.
« Dans cette même optique, pour faire face aux défis liés au transport des marchandises dangereuses au Togo, l’ANIAC a distribué 1500 guides sur le transport de ces marchandises aux principaux acteurs », a souligné le président.
L’ANIAC se dit inquiète de l’utilisation négative des produits chimiques. Sur ce point, elle a fait observer son regret par rapport au développement technologique lié à l’utilisation des produits chimiques comme arme de guerre, surtout dans le Sahel.
« La menace chimique devient plus inquiétante lorsqu’à côté de ces emplois d’armes chimiques, viennent s’ajouter les utilisations inappropriées des produits chimiques dans les domaines de l’industrie, l’agriculture, l’environnement, la santé et le commerce », a annoncé M. Hunlede.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 4,9 millions de décès seraient liés à l’exposition à des produits chimiques dans l’environnement. Plus de 355.000 de ces décès par an concernent les pays en développement.





