Dans un arrêté aux allures de réforme, le ministre des enseignements primaire, secondaire et technique, Prof. Dodzi Komla Kokoroko fait de 1192 responsables d’établissements scolaires, des chargés de classe. Une sanction contre les directeurs d’école qui n’ont pas respecté ses injonctions relatives à la grève des enseignants ?
Si nulle part dans l’arrêté il ne parle de sanction, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il met fin aux fonctions de directeur d’établissements du préscolaire et primaire publics de 1192 enseignants.
Les personnes concernées sont mises à la disposition de leur Direction régionale de l’éducation (DRE) pour être redéployées en qualité de chargés de classe dans une école primaire publique, poursuit l’arrêté.
Cette mesure du ministre Kokoroko suscite beaucoup de débats sur les réseaux sociaux. Surtout qu’elle tombe à la fin de la grève des enseignants. Pour beaucoup, cette mesure du ministre est une sanction des directeurs d’école qui n’ont pas mis en œuvre ses injonctions.
Dans une note de service rendue publique à quelques heures de la grève, ce ministre avait instruit les chefs d’établissement à être réguliers à leurs postes respectifs et à dresser rigoureusement la liste des enseignants qui vont participer à cette grève.
Il avait menacé les chefs d’établissement de ‘sanction sévère’, s’ils manquaient d’observer cette injonction. On se demande si c’est seulement les directeurs d’école qui sont dans le cas? Une autre décision sortira pour les directeurs de CEG et des lycées?
Le cas le plus frappant qui, on peut le dire sans se tromper, est une sanction, c’est celui du directeur de l’EPP Nassibick dans le Dankpen (DRE Kara), Binindabo Tatere.
La liste faite par ce directeur d’école pour dire à l’autorité que tous les enseignants, y compris lui-même, ont participé à la grève de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN), lui vaut une sanction particulière.
Dans une décision portant mutation d’enseignant du primaire et en date de ce jeudi, le ministre Kokoroko affecte M. Tatere à la DRE Maritime.





