Le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro, Agbéyomé Kodjo, a été arrêté mardi à son domicile à Lomé. Cette arrestation intervenue dans des conditions dites inimaginables, provoque une avalanche de réactions. Des partis politiques et la Conférence des évêques du Togo (CET) ont déploré les conditions dans lesquelles le président du MPDD est arrêté.
Les évêques du Togo ont déploré la brutalité et la récurrence de la violence dont les autorités togolaises ont fait preuve dans la gestion d’une situation qui, selon eux, est avant tout politique.
Pour l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre, il y a eu un usage excessif de la force. « L’ANC déplore que les autorités togolaises refusent obstinément d’engager notre pays sur la voie d’un Etat de droit, protecteur des libertés », écrit ce parti.
« Pour avoir contesté les élections que toute la classe politique togolaise de l’opposition considère comme non conformes aux normes admises de transparence et de régularité, M. Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo n’a commis aucun acte répréhensible qui justifie l’acharnement militaro-policier dont il est l’objet », indique pour sa part l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI).
Pour le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), les conditions dans lesquelles l’acteur politique est arrêté, laissent penser à des conséquences ‘insoupçonnables’ dans cette période de crise sanitaire liée au coronavirus.
« Cela pourrait contribuer à creuser davantage le fossé social et renforcer les murs d’incompréhension érigés et entretenus depuis longtemps par les Togolais », ajoute-t-il.
Si à l’ANC, on demande que les droits de la défense soient respectés à tous les niveaux de la procédure en cours, les autres entités précitées exigent purement et simplement la libération du candidat de la dynamique Kpodzro qui réclame depuis le 22 février être le vrai vainqueur du scrutin présidentiel.





