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C’est un véritable spectacle artistique et une ambiance féérique auxquels un grand public a eu droit jeudi à l’ouverture officielle de l’édition 2023 du Festival international d’histoire d’Aného (FIHA). A Miadjoé, un espace en bordure de mer, tout a commencé avec une démonstration de la Martinique suivie d’un groupe folklorique d’Athiémé et d’une danse authentique de Landa à Kara. Le clou a été la venue sur scène des Brésiliennes qui, au cours d’un avant-goût de carnaval, ont laissé le public sans voix.
Avec la montée sur scène du Nigérien Mamane et de l’Ivoirien Digbeu Cravate, deux dirigeants de la ‘République très très démocratique du Gondwana’ qui ont démontré au public l’importance de l’histoire dans la vie d’un peuple, la messe était dite et le cocktail bien en place pour un festival réussi du 23 au 26 novembre 2023.
Cette ouverture officielle a vu le déplacement du ministre togolais de la culture et du tourisme, Kossi Gbenyo Lamadokou, du préfet des Lacs, une forte délégation des 2 villes associées à ce festival notamment Athiémé au Bénin et Kozah 1 au Togo, conduite par leur maire respectif, Saturnin Kokou pour le Bénin et Pawoubadi Pidabi pour le Togo. Sur les lieux, il y avait aussi des ambassadeurs. Sont également présents à Aného pour ces 4 jours de festival, une forte délégation de la Martinique qui est la région invitée et du Brésil, le pays invité.
Pour le président du comité d’organisation du FIHA, Florent Tiassou, ce festival est devenu une marque, une manifestation scientifique et culturelle qui célèbre l’amour et la cohésion entre les peuples.
Le maire d’Athiémé a pour sa part reconnu que cette initiative qu’est le FIHA est à louer, à entretenir et à dupliquer. « Aného et Athiémé ont la même histoire, la même culture et la même langue. Les bâtiments coloniaux ont les mêmes plans architecturaux et nous avons plusieurs patronymes en commun. S’il n’y avait pas la chirurgie coloniale, un habitant d’Athiémé ou un habitant d’Aného dans son déplacement, ne saura pas qu’il traverse une frontière. On ne peut construire l’avenir sans revisiter le passé, sans regarder derrière », a-t-il lancé.
Selon le maire de Kozah 1, ce festival est un lieu de rencontre entre le Bénin, le Togo, le Brésil et la Martinique.
A cette cérémonie, la cheffe de la délégation de la Martinique a fait savoir au public qu’elle représente un peuple parti d’Afrique malgré lui. Quant à Nei Futuro Bitencourt, ambassadeur du Brésil au Togo prenant la parole à la suite de la belle démonstration de ses concitoyennes, a indiqué que le carnaval est d’origine africaine et que le Brésil a beaucoup d’autres culturelles et rituelles parties d’Afrique.
Alexis Aquereburu, maire de Lacs et président du FIHA
Le maire de la commune Lacs 1, Alexis Aquereburu, initiateur de ce festival à travers sa fondation Aquereburu & Partners, est amplement revenu sur le thème de ce festival qui est ‘rencontres’.
« Nous avons choisi ‘rencontres’ parce que Aného de par son histoire, est une ville de rencontres. Nous sommes une ville de mélange, mais une ville de profondes tolérances qui voit habiter des populations différentes et qui ont en commun cet amour de la culture, l’amour de l’autre et d’autrui. C’est ce qui justifie la présence parmi nous de nos frères de Kara qui sont venus de si loin pour célébrer avec nous la fraternité », a expliqué le maire.
Dans son discours d’ouverture de ce festival, le préfet a fait savoir que seule la culture permet de perpétuer la tradition.
« Aného est une ville emblématique marquée dans son ADN par des séquences temporelles douloureuses qui nous rappellent les périodes de l’esclavage et coloniales mais aussi et surtout de son rayonnement socioéconomique et culturel favorisé par le commerce trans-maritime. Je suis convaincu », a-t-il rappelé, souhaitant qu’on respecte les peuples quelles que soient leur appartenance et leurs origines.
A la suite de cette cérémonie, c’est un grand programme qui va se dérouler. Il y aura des conférences débats, des tables rondes, des concerts, des spectacles avec Mamane et Digbeu Cravate, un salon du livre, un boulevard culinaire. L’innovation cette année, c’est le carnaval d’Aného très attendu, avec les Brésiliennes au-devant.
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