jeudi, octobre 8, 2026
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    Enam : de l’amour aux chansons spirituelles Vodoun, elle est mondialement connue

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    Depuis quelques années, une artiste ghanéenne émeut par sa puissante voix, sa musique et les codes visuels africains qu’elle utilise dans ses différents clips. Il s’agit de Enam. Peu connue il y a quelques années seulement dans le registre RnB avec des chansons anglaises (69, no more) qu’elle consacre à l’amour et à la dépression amoureuse, cette Ghanéenne a radicalement changé et est aujourd’hui mondialement connue.
    Pourquoi a-t-elle quitté ce que tout le monde fait pour se définir un registre personnel ? Jeune dame native de la Volta Region, l’un des territoires ghanéens qui ont gardé tout de leur identité spirituelle et où on trouve de nombreux guérisseurs et personnalités spirituelles de renom, Enam est considérée aujourd’hui comme la pionnière de la musique afro-spirituelle au Ghana.
    Selon elle, tout est parti d’une transe qu’elle a eue et au cours de laquelle l’une de ses arrière-grands-mères lui a soufflé le code des Hadzivodushi, d’où est née la chanson Wuieve.
    Depuis, cette afro-spirituelle assure à travers des messages Ewe qui touchent du monde et est devenue l’une des rares voies qui appellent au retour aux sources africaines. Ses chansons Wuieve, Libation, Afa et récemment Liberation sont fredonnées un peu partout.
    Auteur, compositeur et chanteuse, cette artiste à la voix envoûtante est issue d’une famille royale et de la lignée des chanteurs spirituels qu’on appelle chez eux Hadzivodushi. Elle chante aujourd’hui l’Afrique profonde, notamment le Fa, les Vodoun, les ancêtres, les exégètes du Fa, l’amitié en Afrique, la perdition, les bénédictions ancestrales.
    Pour Enam, le son joue un rôle important dans la vie humaine et résout plusieurs problèmes. Et la musique, dit-elle, c’est de l’énergie qui est exprimée.
    Petite fille, elle avait l’habitude d’accompagner surtout ses arrière-grands-mères dans les couvents où elles guérissaient des hommes et des femmes à base d’herbes. Ces personnes, aujourd’hui ses ancêtres, avaient l’habitude de chanter dans ces circonstances. « En Afrique, le son a un lien avec le battement du cœur. Il permet au cœur de battre pour le monde. C’est pour ça que le créateur a mis des sons dans ses créatures notamment l’océan qui constamment va et vient et produit du son. Et nous les êtres humains, nous avons un cœur qui chante constamment. Le jour où il s’arrête, c’est la fin », a-t-elle confié dans l’une de ses interviews.
    Pour elle, la tradition africaine représente la vie de l’Africain. Ce n’est pas une religion mais c’est une question de vie.
    Elle appelle chaque Africain à retourner chez lui pour verser de l’eau sur sa terre. Car, dit-elle, « notre terre a faim, voilà l’origine de tous nos problèmes ».
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