jeudi, octobre 8, 2026
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    Togo : 25 défenseurs des droits humains aguerris dans l’analyse et le traitement des données relatives aux violations des droits humains

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    Le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) a renforcé les 23 et 30 mai derniers à Lomé les capacités de 25 défenseurs des droits humains sur l’analyse et le traitement de données relatives aux violations des droits humains et la sécurité. Une activité qui intervient en marge d’un atelier de simulation en intervention civile de paix qui s’est tenu du 26 au 31 mai derniers à Lomé.
    Le but de l’organisation de ces 2 sessions de formation, c’est de renforcer les capacités des défenseurs des droits humains à une meilleure appréhension et utilisation des données qui les entourent.
    Cette activité, selon les responsables du CACIT, intervient dans un contexte de restrictions croissantes des libertés fondamentales et des droits humains au Togo et plus généralement en Afrique de l’ouest.
    « Afin de documenter et d’analyser avec pertinence les violations des droits humains, les membres des organisations de la société civile doivent être en mesure de maîtriser les outils d’analyse, de collecte et de traitement des données. Ce travail est essentiel pour quantifier et évaluer l’état des droits humains dans un pays. Pour les organisations évoluant sur le terrain et effectuant des activités de monitoring des situations de violations de droits humains, ce travail est nécessaire », a justifié Ghislain Koffi Dodji Nyaku, Directeur exécutif du collectif.
    Selon lui, il s’agit pour les acteurs de la protection des droits humains d’être capables de documenter les violations des droits humains puis, par la suite de compiler et élaborer des bases de données afin d’analyser les violations et de produire des rapports pertinents sur les droits humains.
    M. Kauffmann s’entretenant avec les participants
    La formation a été assurée par Mayeul Kauffman, président de l’Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits (IRNC) et formateur au sein du diplôme universitaire en intervention civile de paix (ICP) de l’Institut catholique de Paris.
    « Il a été question d’aider les défenseurs des droits humains de collecter des données sur l’état des droits et éventuellement sur les potentielles violations, de façon à pouvoir les analyser et les documenter », a-t-il annoncé.
    Concrètement, les participants issus du personnel du CACIT et des organisations partenaires ont d’abord expliqué leur façon de collecter et d’analyser les données, ce qui est un partage d’informations. Ensuite, il a été question de l’apprentissage de logiciels libres, gratuits et professionnels de collecte et d’analyse de données utilisés par de grandes institutions mais aussi de gestion de base de données pour les usages les plus avancés. Les participants ont aussi analysé la dimension géographique des données avec à la clé l’utilisation de systèmes d’information géographiques.
    Selon le formateur, ces 2 sessions répondent au souci de permettre aux participants de mieux travailler avec des logiciels complexes que les ONG n’ont pas toujours pour documenter et analyser un certain nombre de droits. La formation a également eu une dimension de cybersécurité. Les pirates informatiques étant de plus en plus nombreux, les données sur les droits humains sont des données qui sont très sensibles et donc qui doivent être protégées. Il a donc aussi été question de comment faire pour assurer la protection de ces données.
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