- Advertisement -
Au Sénégal, ça ne sent pas bon pour les finances publiques. Après le déluge que la Cour des comptes a fait tomber sur le pays de Bassirou Diomaye Faye en révélant dans un rapport un gros scandale dans les finances publiques sous Macky Sall, on apprend que la même administration a caché une énorme dette du pays pour se sortir d’affaire sur les marchés financiers.
En effet, une mission du Fonds monétaire international (FMI) séjourne depuis quelques jours au Sénégal. Le chef de mission, Edward Gemayel affirme qu’entre 2019 et 2024, les autorités sénégalaises ont caché une dette d’environ 7 milliards de dollars.
« Il y a eu une décision très consciente de sous-estimer le stock de la dette. On a une partie de la dette qui a été cachée et ceci a permis aux autorités de pouvoir s’endetter plus sur les marchés, de donner un signal plus positif aux marchés financiers et aussi de pouvoir s’endetter à des taux plus favorables que ce que ces taux auraient été si la dette était plus élevée », dit-il.
Une information qui confirmerait les informations données par le rapport de la cour des comptes gestion de 2019 au 31 mars 2024.
Il faut dire que depuis que les nouvelles autorités sénégalaises ont révélé des erreurs dans les chiffres officiels des finances publiques, le FMI a suspendu son prêt au Sénégal. On parle d’un montant de 1,8 milliard d’euros.
Aujourd’hui, le fonds pose des conditions pour pouvoir ‘aider’ financièrement le Sénégal.
Au nombre de celles-ci, l’institution financière impose que les discussions ne pourront être relancées qu’après l’analyse du rapport de la cour des comptes. Autrement dit, l’administration Faye-Sonko doit résoudre la question de la falsification des données économiques sous l’ancien régime avant une nouvelle discussion sur un nouveau programme avec le FMI dont l’accord de financement est établi à 1,8 milliard d’euros.
« Nous ne pouvons pas discuter d’un nouveau programme avant d’avoir clarifié la question des fausses déclarations », dit sèchement le chef de mission du FMI.
En attendant, le FMI recommande aussi la priorisation des dépenses et la réduction des exonérations fiscales. On annonce des réformes pour concilier les exigences du FMI et les attentes populaires.
- Advertisement -





