vendredi, octobre 9, 2026
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    Diplôme ou qualification : ce que dit la sagesse existentielle

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    Ils étaient bien nombreux en juillet dernier et le seront encore très prochainement à décrocher leur baccalauréat deuxième partie 2 (BAC 2) suite à de gros efforts, plusieurs nuits sans sommeil.
    Ils étaient aussi nombreux à ne savoir s’orienter après leur brevet d’études du premier cycle (BEPC). Plus nombreux encore ils étaient à se soucier de ce qu’ils feront après leurs études. Ils savaient juste que les parents les ont inscrits pour suivre des cours pour 6 ans au primaire, 4 ans au collège et 3 autres ans au Lycée. 13 ans pour se faire appeler bacheliers et ceci pour un parcours zéro faute.
    Mais aujourd’hui, le constat est fort : ils ne savent pas où donner de la tête. Pour ceux d’entre eux qui choisissent des formations professionnelles comme la haute couture, le stylisme et la mode ou encore la beauté, l’esthétique, la manucure et la pédicure, après le baccalauréat se confrontent à des jugements portant sur les sous à débourser pour aller faire ce qui se fait naturellement et sans artifices au quartier.
    Pour beaucoup d’autres encore pour qui prendre le chemin de l’université est une croix à porter, se frayer rapidement un chemin pour vite gagner sa vie. Savoir placer deux petits mots en bon français ou anglais, savoir être élégant, le choix n’est pas souvent aisé quand les parents prennent position pour espérer se réaliser à travers leur progéniture.
    Tous ces débats dans les familles, entre copains prouvent à suffisance que nous avons raté quelque chose : pouvoir découvrir notre mission et l’accomplir selon Frantz Fanon.
    Chaque être en venant au monde a des prédispositions, aptitudes à découvrir et à renforcer pour magnifier la volonté manifeste de l’univers. C’est pour cela qu’autrefois, dès la naissance, l’Africain est initié au Fa pour lui permettre de se connaître pour ensuite connaître l’univers et les dieux. Ce qui constitue un passage obligé dans l’existence de tout être africain qu’il soit du centre, de l’ouest, de l’est, du nord ou du sud. Aujourd’hui encore, on peut fièrement parler des Évala ou d’Akpéma, sauf qu’Akpéma se fait à l’Eglise et que les règles des Evala n’ont pas encore changé. Il faut que le Tchodjo parle et que les garçons se rendent à la montagne avec le chien pour le bouillon.
    Pourrons-nous avoir le courage de nous questionner pour comprendre que nous sommes des chauves-souris ? Que nous Africains avons les pieds en Afrique, le ventre en Asie et la tête en Occident, comme aime à dire Gabriel Magma Konaté?
    Recentrons le débat pour éviter le temps perdu et passer à l’essentiel en temps et en heure. Osons nous connaître, nous-mêmes.
    TLD
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