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Au pouvoir depuis mars 2024, Bassirou Diomaye Faye a bouclé ce samedi 100 jours à la tête du Sénégal. Le président du Sénégal a, dans ces circonstances, tenu à parler aux Sénégalais à travers la presse nationale, pour les tenir informés sur la situation socioéconomique de leur pays. Le jeune président, récemment désigné facilitateur entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et l’Alliance des Etats du Sahel (AES), n’a pas caché la difficulté de la mission à lui assignée.
Au cours de cette interview faite en Wolof, M. Faye a reconnu que la CEDEAO est en difficulté. « Et quand des pays cherchent à sortir de cette organisation, cela indique qu’elle ne se renforce pas », a-t-il indiqué.
Pour lui, cette situation est ‘malheureuse’ et il compte utiliser son maillot non encore mouillé pour parler aux uns et aux autres. « J’ai la chance de ne pas avoir été là quand ces sanctions ont été prises, ce qui facilite le dialogue. Nous devons utiliser cette position pour servir la communauté, c’est-à-dire tous les pays, et travailler à la réconciliation pour renforcer l’intégration », a-t-il précisé.
Il rappelle qu’il n’a pas attendu d’être nommé facilitateur avant de commencer à agir dans ce sens.
« Je n’ai pas attendu d’aller à la Cédéao pour raffermir les relations du Sénégal avec ses voisins. J’ai profité de ces visites pour leur exprimer mon respect pour leur souveraineté et attirer leur attention sur l’importance de revenir autour de la table des négociations », a-t-il soutenu.
‘Un conflit sans dialogue n’est pas acceptable, selon Diomaye faye
Pour Diomaye Faye, même si des pays décident de quitter la Cédéao, il faut administrer cette situation, discuter de ce qu’ils avaient et de ce qu’ils auront en dehors de la Cédéao, notamment sur des défis communs comme le terrorisme et les trafics illicites.
Une rencontre avec Faure Gnassingbé du Togo
Bassirou Diomaye Faye connaît les difficultés de cette mission. Il dit l’aborder avec humilité, tout en dialoguant et en cherchant à réconcilier les positions.
« Les décisions des États de l’Alliance du Sahel seront respectées, mais il est essentiel de continuer à discuter en raison des défis communs », a-t-il soutenu.
Ayant été mandaté par la CEDEAO pour cette mission au même titre que le président du Togo, Faure Gnassingbé, Diomaye Faye compte rencontrer ce dernier.
« Je prévois de le rencontrer, ainsi que d’autres présidents, pour définir les moyens de faciliter ce dialogue. J’ai également convaincu le professeur Abdoulaye Bathily de devenir un envoyé spécial pour cette mission de médiation et d’autres missions, en raison de son expérience et de sa stature internationale », a-t-il annoncé ce samedi.
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