jeudi, octobre 8, 2026
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    Prof. Kakpo à l’UL : ‘la tradition africaine n’a rien à envier à la science occidentale’

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    L’université de Lomé (UL) a été témoin ce vendredi d’une conférence inaugurale dont le thème est : ‘le Fâ et la physique quantique’. L’orateur, qui se trouve être Prof. Mahougnon Kakpo de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), a emporté les participants dans les méandres de la haute science, en procédant à la comparaison des résultats de la mécanique quantique des Occidentaux et de l’alchimie ‘Ajè’ (pouvoir en Yorouba) qui se pratiquait dans l’antique cité Ifè. Il a démontré que la tradition africaine est une sublime science qui n’a rien à envier à la science occidentale.
    Dès l’entame de cette conférence inaugurale organisée par Comparatisme, dynamique intellectuelle et recherche en littérature (CoDiReL) de l’UL, il a battu en brèche l’idée selon laquelle lorsqu’on parle de tradition, on ne parle pas de science.
    Pour lui, le jeu est bien clair, un ensemble de thuriféraires a été monté pour défendre les intérêts de la science occidentale pour qu’elle puisse noyer et dominer toutes les autres sciences du monde.
    Selon cet universitaire béninois, l’esprit scientifique est avant tout culturel et c’est cet esprit qui doit gouverner les prétentions scientifiques. Ce professeur béninois a fait savoir que l’objectif de cette conférence est d’exhorter les universitaires africains à être complètement décomplexés lorsqu’ils abordent les traditions et parlent des valeurs africaines. Il a exhorté ses collègues à avoir une pleine conscience et à soupçonner a priori toute prétention scientifique dans les cultures africaines. Autrement, ils n’apporteront rien aux traditions africaines.
    Pendant de longues minutes, il a prouvé qu’il est décomplexé et maîtrise très bien le Fâ qui selon lui, est de la haute science.
    « Je dis cela parce que lorsque j’ai voulu faire une conférence sur ce que nous appelons la sorcellerie, tout le monde me demande si je vais parler de la sorcellerie à l’université. Lorsque j’ai sorti mon premier livre sur le Fâ et le Vodoun, mes propres collègues du même département étaient surpris que je parle de la sorcellerie à l’université. Aujourd’hui, ce sont ces mêmes collègues qui utilisent les livres que je publie pour aller dispenser leur enseignement. Aujourd’hui, le Fâ et le Vodoun constituent un engouement formidable pour les étudiants qui sont en train de préparer leur doctorat sous ma responsabilité au niveau du laboratoire des études africaines et de recherches sur le Fâ à l’UAC. Le Fâ, c’est la sagesse universelle et un savoir encyclopédique. C’est la gnose, d’où l’origine de toutes les sciences, avérées que non avérées », a-t-il lancé.
    Dans son développement, il a parlé de la science et la culture dans l’Adja Tado, la mécanique quantique et le formalisme Ajè, a fait une comparaison entre Ajè chez les Ifè et l’élément fondamental de la connaissance qui est Isis dans l’Egypte antique.
    Dans la comparaison qu’il a faite de la mécanique quantique (théorie mathématique et physique décrivant la structure et l’évolution dans le temps et dans l’espace des phénomènes physiques à l’échelle de l’atome et en dessous) et l’alchimie Ajè, il a fait allusion à beaucoup de procédés scientifiques bien connus en Afrique avant tout ce qui se fait actuellement.
    « La mécanique quantique est une évidence pour l’alchimie Ajè. Et lorsque vous essayez de démontrer cela, on dit que c’est de la sorcellerie, de la magie. Et c’est ainsi que la science occidentale qualifie tout ce qui est science ou tout ce qui procède de l’esprit scientifique dans nos cultures. C’est ce qui se passait depuis dans nos traditions et qu’on expérimentait scientifiquement et malheureusement à cause de notre niveau très bas scientifiquement, nous qualifions de sorcellerie », a-t-il dit.
    La transmutation est bien connue en Afrique 
    « Dans un élément qui vole (oiseau), un individu peut projeter son électron et prendre ainsi possession de cet oiseau qui peut aller à des endroits où naturellement, l’individu ne peut aller. Mais lorsque l’électron est projeté, la masse physique est là et l’électron étant dans un autre corps, le corps physique n’est plus conscient. Mais lorsqu’un regard tente de se poser ou de secouer ce corps physique, immédiatement, l’électron revient, quelle que soit la distance où il était, il rentre encore dans le corps et le réveil s’opère automatiquement. Et on dit, c’est un sorcier », a-t-il lancé.
    Ce procédé scientifique qu’on appelle aujourd’hui transmutation, dans le formalisme Ajè, a souligné le professeur, l’oiseau est un véhicule qui peut être acquis, élevé, prêté. Et lorsqu’on a des déplacements à faire, a-t-il poursuivi, on fait la projection de l’électron dans ce corps et on en prend possession. C’est tout comme si on prend possession d’une machine et on la conduit là où on veut aller, a-t-il ajouté. Le véhicule, conclut-il à ce propos, peut être un oiseau, un mammifère ou un autre corps humain.
    Le dédoublement du roi Behanzin
    Selon l’auteur de l’emblématique livre intitulé ‘le Fâ, la gnose Ajè et la mécanique quantique’, la transmutation peut se retrouver dans le clonage humain ou le dédoublement. Le clonage humain existe sous forme de 3D que l’on connaît aujourd’hui.
    « C’est-à-dire qu’un même individu clone son corps et le corps peut apparaitre identiquement à plusieurs endroits à la fois. Ce n’est pas un don d’ubiquité mais en réalité, il s’agit d’une technique scientifique. On retrouve la même personne à plusieurs endroits à la fois. On soupçonne l’ancien roi du Dahomey, le roi Behanzin d’avoir pratiqué cette technique qui lui permettait, au moment où il menait la guerre contre le colonialisme, d’être aussi bien dans son palais de Djimé que sur le front de guerre. Et aujourd’hui même, il y a un fragment de paroles qui est entré dans son pour dire : ‘Roi du Dahomey, je suis ici, je suis là et je suis partout à la fois’ », a-t-il expliqué.
    Il a aussi épilogué sur le déplacement astral ou la projection astrale (projection de l’électron dans le vide pour aller visiter des endroits ou d’autres opérations.
    Quant à la rematérialisation ou le clonage animal de la biologie moléculaire, au niveau de l’académie Ajè, dira l’orateur, on part d’une dépouille en plus de certains éléments. « Cette technique est la plus aboutie chez les Ifè », a-t-il souligné.
    Autres procédés scientifiques abordés, la projection d’électron dans l’arbre, connue sous le nom de ‘effet tunnel’ dans la mécanique quantique ; l’intrication quantique, c’est-à-dire 2 objets qui ont été ensemble une fois sont intrinsèquement liés, ce qui fait que dans l’espace, quelle que soit la distance qui les sépare, ils vivent et ressentent les mêmes choses.
    Le professeur a aussi parlé du bit classique et du bit quantique, l’unité d’information classique qui a pour base l’internet.
    A ce propos, il a expliqué les choses en se basant sur le Kplè ou Agoumagan,  le chapelet constitué de 2 paires de 4 éléments converses et concaves qui admettent 2 faces avec 2 possibilités, l’instrument utilisé par le prêtre du Fâ (Bokonon).
    « Nos parents connaissaient l’octet avant qu’on ne nous rebatte les oreilles aujourd’hui. Nous pratiquons l’octet tous les jours sans savoir que nous sommes dans la haute science. C’est cet octet codifié, classifié et archivé dans la tête du Bokonon, est l’ancêtre qui a généré aujourd’hui ce qu’on appelle l’ordinateur. Voilà les éléments scientifiques chez nous. Lorsqu’on prend une légende du Fâ, on rentre dans un monde merveilleux. Dans ce monde, on a des herbes et des choses. Ce sont des codes fournis à ceux qui peuvent interpréter pour que l’on puisse obtenir une réponse à une question posée. Il s’agit d’une cryptographie. Cela a été crypté pour maintenir la science. On procède par décodage, tuilage, pour aboutir dans ce domaine initiatique.
    Prof. Kakpo a aussi abordé la téléportation transcendante. A ce propos, voici ce qu’il dit : « les Africains peuvent se retrouver à plus de 7000 km en une fraction de seconde et réapparaître au lieu de départ en même temps ».
    Pour ceux qui demandent pourquoi en Afrique, on ne tue qu’avec ces connaissances, voici la réponse qu’il donne : « tout pouvoir peut tuer, détruire ou être dissuasif. Que se passe-t-il aujourd’hui en Palestine si ce n’est la force du pouvoir ? Initialement, tout ce qui a permis de fabriquer les armes n’est pas pour tuer. Le reste, c’est dans l’intention ou la conscience. On ne bouscule pas quelqu’un qui a un pouvoir ».
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