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C’est un secret de polichinelle que depuis 2020, le Togo fait du mois d’octobre, le mois du consommer local. La 3ème édition de ce mois a été lancée pour la première hors de Lomé. Ce vendredi, c’est la ville d’Aného (Lacs 1) qui a accueilli le lancement officiel en présentiel de ce mois du consommer local. La cérémonie a été suivie virtuellement dans les 5 régions économiques du pays.
Le ministre en charge de la consommation locale, Kodjo Adedze, accompagné de plusieurs de ses collègues, a au nom du Premier ministre, lancé cette 3ème édition. C’est au cours d’une riche cérémonie à laquelle ont pris part des personnalités, des producteurs, des transformateurs, des distributeurs, des consommateurs et plusieurs gardiens des us et coutumes.
Dans son discours de lancement, le ministre Kodjo Adedze a d’abord dressé un petit bilan des 2 premières éditions. Selon lui, ces 2 éditions ont permis une augmentation substantielle du chiffre d’affaires et le renforcement des effectifs dans les secteurs de cosmétique, de l’habillement et de l’agroalimentaire. Elles ont également été l’occasion pour le gouvernement et les acteurs de se rendre à l’évidence des besoins des promoteurs et des consommateurs en termes de traçabilité des produits.
Deux entrepreneurs togolais ont rendu des témoignages sur les 2 dernières éditions du mois du consommer local. Selon le responsable de l’entreprise ‘Jus Festy’, grâce au programme de visibilité du gouvernement, il y a une montée vertigineuse des ventes sur le plan national. Avec l’avènement de la Covid-19, la tendance de vente de l’entreprise s’est inversée : de 2/3 de ventes à l’extérieur du pays, on est aujourd’hui à 2/3 de ventes à l’intérieur du pays.
Abra Tenou Lawani, promotrice de la société Kari-Kari Afrique a réaffirmé son soutien à cette initiative du gouvernement togolais. Selon la responsable de cette TPME qui fait dans le cosmétique, le savon et le pagne, aujourd’hui, le marché des hôtels, des supermarchés et des pharmacies est conquis par les produits togolais.
« Malgré le pouvoir d’achat faible, ce n’est plus comme avant, il y a de cela 5 ans », a-t-elle lancé.
Néanmoins, il existe toujours des difficultés résiduelles, ont fait savoir ces entrepreneurs. Les TPME au Togo ont toujours des difficultés de ressources humaines. Car, selon Abra Tenou Lawani, il y a inadéquation entre formation et besoins sur le terrain. Aussi, a-t-elle lancé, les quelques personnes que les TPME forment, finissent par les laisser tomber parce qu’elles ont trouvé mieux dans de ‘grosse boîtes’.
En réponse à ces entrepreneurs, les membres du gouvernement ont fait savoir que des initiatives endogènes sont en train d’être prises, autant par le gouvernement que par les acteurs eux-mêmes, pour améliorer la situation.
Pour le gouvernement, il s’agit de faire de la consommation locale un des leviers incontournables pour la transformation structurelle de l’économie togolaise en valorisant les potentialités productives agroalimentaire, artistique, artisanale ainsi que dans le domaine des services et de l’innovation.
Un projet de stratégie de promotion de la consommation locale est en cours de validation. Le gouvernement parle déjà de la réduction de l’importation de certains produits et de l’augmentation des exportations des produits finis et semi-finis des entreprises togolaises.
Une certification de 50 produits made in Togo sera également concrétisée.
La cérémonie a pris fin avec la visite des stands dressés et la dégustation des mets locaux.
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