jeudi, octobre 8, 2026
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    Ceux qui peuvent parler de l’ANC, selon Eric Dupuy

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    L’Alliance nationale pour le changement (ANC) défend les 2 actions politiques qu’elle a posées ces derniers jours. Sa participation à la 2ème réunion du Cadre permanent de concertation (CPC), après avoir dit qu’elle ne participera pas à ses travaux, étonne plus d’un. D’aucuns se demandent encore pourquoi ce parti d’opposition envoie à l’Assemblée nationale qu’elle décrie depuis toujours, 2 noms en vue de leur élection comme membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Eric Dupuy répond à qui veut l’entendre.

    Pour le conseiller de Jean-Pierre Fabre et porte-parole de ce parti politique, on ne peut voir en leur participation à la réunion du CPC, une ‘volte-face’. Aussi, justifie-t-il, l’envoi de noms à l’Assemblée nationale pour l’élection des membres de la CENI.

    « Il n’y a pas  de volte-face. Nous avons dit que nous ne participerons pas au CPC pour la mise en œuvre des décisions de la CNAP. Et nous avons été très clairs là-dessus. Mais en même temps, nous avons dit que chaque fois que nous serons invités pour parler des problèmes importants pour le peuple togolais, notamment les problèmes relatifs à l’amélioration du cadre électoral, nous serons là. Si la crise togolaise persiste, c’est que le cadre électoral est taillé sur mesure pour pouvoir frauder en faveur du régime RPT/UNIR », a déclaré vendredi Eric Dupuy sur Nana FM.

    Le responsable de l’ANC persiste et signe, tant qu’il s’agira de discuter de la mise en place d’un cadre consensuel et permettant à chaque candidat de se prévaloir des votes de ses militants et sympathisants, l’ANC sera présente.

    A ceux qui ne comprennent pas pourquoi l’ANC a envoyé les noms de Jean-Jacques Teko et de Edem Abalo Atantsi à l’Assemblée nationale pour leur élection en tant que membres de la CENI, M. Dupuy répond : « chacun est libre de penser ce qu’il veut. Nous n’étions pas à la CNAP mais nous avons appris qu’ils auraient décidé que ne seraient à la CENI que les partis politiques extra-parlementaires ayant le plus de conseillers municipaux lors des élections municipales de 2019. Apparemment, c’est ce qui a été appliqué ».

    Pour lui, ceux qui peuvent parler de l’ANC, ce sont ceux qui sont au comité politique, au bureau national et dans les fédérations. « Ceux qui n’y sont pas ne peuvent qu’imaginer et faire des hypothèses », soutient-il.

    Pour mieux s’expliquer, M. Dupuy reprend la formule de son chef, « l’ANC, c’est l’ANC ; nous, c’est nous ! ». Et d’ajouter : chacun peut parler de ce qu’il veut, mais nous, nous savons ce que nous faisons ».

    Quelques heures après l’élection des 17 membres de la CENI dont M. Teko de l’ANC, le conseiller du président semble ne pas accorder du crédit à cette institution qui organisera bientôt les élections régionales,  à cause de la présence d’un ancien président de la CENI.

    « Dans cette CENI, on voit des gens qui étaient président en 2006, on sait ce qu’ils ont fait en 2007. Ils reviennent en tant que représentant du gouvernement », dénonce-t-il.

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