Comment protéger et défendre les droits des défenseurs des droits de l’enfant au Togo ? La question se pose avec acuité depuis un certain nombre d’années. En décembre 2020, la Plateforme togolaise des défenseurs des droits de l’enfant (PTDDE) a été mise en place. Depuis jeudi à Atakpamé (167 km au nord de Lomé), des réflexions sont en cours dans le cadre du projet ‘Renforcement de la société civile pour la gouvernance des droits de l’enfant au Togo’ (CRG), pour rendre opérationnelle cette plateforme.
Concrètement, une dizaine de points focaux de la PTDDE, issus de différentes organisations de défense des droits, se voient renforcer leurs capacités sur la protection des défenseurs des droits de l’enfant. L’autre pan important de cet atelier, c’est la gestion de la base de données des défenseurs des droits de l’enfant.
« Il s’agira, pendant 2 jours, de présenter la charte de la PTDDE aux points focaux, de développer un module sur la protection des défenseurs des droits humains à l’endroit des participants, de partager les outils opérationnels du mécanisme d’alerte de la PTDDE, d’identifier les meilleurs scénarii d’alerte et d’intervention et d’échanger avec les points focaux sur la collecte des données de la PTDDE », disent les organisateurs que sont le Forum des organisations de défense des droits de l’enfant (FODDET) et la PTDDE.
Tout ce mécanisme, il faut le dire, se met en place pour plusieurs raisons. Le constat qui est fait est que, les défenseurs des droits de l’enfant dans l’exercice de leurs fonctions, peuvent être victimes d’actes de harcèlement, de manœuvres d’intimidation, de campagnes de diffamation, de mauvais traitements et de détention illégale.
Ils sont en outre confrontés à la fois à un accès réduit à l’information, aux réseaux et aux outils dont ils ont besoin pour faire changer les choses, et à l’absence d’une protection adéquate contre les attaques qu’ils subissent.
C’est dire, soutiennent les organisateurs, que le travail des défenseurs des droits de l’enfant exige un espace approprié pour la protection de leurs droits.
Après l’ouverture, les travaux jeudi ont été consacrés entre autres à la charte de la PTDDE, aux incidents de sécurité et menace, à l’exercice sur la sécurité de l’information et au partage des outils opérationnels du mécanisme d’alerte de la plateforme.
Vendredi, les participants vont plancher notamment sur la saisine et la gestion de la base de données de la PTDDE.
Pour rappel, le CRG, projet dans le cadre duquel cet atelier est organisé, est financé par l’Agence suédoise de développement international (ASDI) à travers Plan International Togo.





