Sous une pluie battante samedi, des conducteurs de taxi-moto, ont circulé sur les artères de la commune des Lacs 1 (50 km à l’est de Lomé). Ces zémidjans, tous habillés de gilet jaune, sortent d’une formation sur le code de la route organisée par la commune des Lacs 1, en collaboration avec l’Association des victimes d’accidents du Togo. Une formation gratuite qui s’inscrit dans le cadre général la 6ème semaine mondiale des Nations Unies pour la sécurité routière et dans le cadre particulier du cap ‘2025, zéro accident’ de la commune des Lacs 1.
Au cours de la caravane, d’autres usagers de la route ont été sensibilisés. C’est dans une ambiance bon enfant. Me Alexis Aquereburu, maire de la commune Lacs 1, a remercié l’association avec qui sa ville est en compagnonnage depuis plusieurs mois, pour former les usagers de la route sur le code.
« Plusieurs centaines de zémidjan ont été formés gratuitement. L’objectif pour nous, c’est 0 accident dans la ville d’Aného. C’est un cap qu’on s’est fixé et un défi important parce que nous avons des élèves, la famille qui malheureusement sont victimes de façon récurrente d’accidents de la circulation, en raison de la situation de la ville d’Aného qui est sur le corridor Abidjan-Lagos. Notre engagement est de mettre fin à ces drames et pour atteindre cette mission, on a besoin de collaborer avec tout le monde, notamment en premier lieu, nos frères zémidjans », a-t-il déclaré.

Pour Kokou Robert Hiheglo, président du comité communal de conducteurs de taxi moto Aného-Lacs 1, cette formation doit être rééditée.
« Nous avons été formés sur le code de la route et appuyés sur les panneaux et les klaxons sur la route, tout en sachant rouler à vitesse dans la ville. Nous sollicitons encore cette formation pour diminuer drastiquement le nombre d’accidents dans la ville. Avec cette formation, nous allons sensibiliser nos collègues qui n’ont pas participé à la formation. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait au cours de la caravane », a-t-il indiqué.
Koffi Nusentor Aladji, coordonnateur de l’Association des victimes d’accidents du Togo, n’a pas manqué de dire l’importance de cette caravane.
« Cette caravane vient accentuer la sensibilisation à travers la semaine des Nations Unies pour la sécurité routière, pour insister sur le fait que l’homme est central pour le développement d’un pays ou d’une commune et qu’on ne doit pas le faucher dans la circulation mais plutôt le respecter. Pour se faire, il faut diminuer la vitesse sur les routes, suivant ce que préconise les Nations Unies dans les zones où on doit rencontrer les piétons, les endroits où se trouvent les écoles, les marchés et les hôpitaux », a-t-il mentionné.
La suite, selon les autorités de cette ville togolaise qui fait frontière au Bénin, c’est de travailler avec les conducteurs de voitures et de gros engins en vue de l’atteinte du cap fixé.





