Le gouvernement, en conseil des ministres, a annoncé il y a quelques jours une révision du nouveau code du travail, 2 mois seulement après son adoption. Plusieurs voix ont crié à une prochaine restriction de la liberté syndicale et du droit de grève. Pour la Synergie des travailleurs du Togo (STT), le débat ne se pose pas.
Le porte-parole de cette centrale, Dr Gilbert Tsolenyanu estime qu’on ne peut pas crier au loup avant de l’avoir vu. Selon lui, le fait d’annoncer qu’on veut faire une relecture de la loi, n’est pas un ‘cataclysme’. Et, souligne-t-il, il n’y a pas de quoi être inquiété.
« Le chef de l’Etat a des prérogatives. Si le gouvernement estime qu’il faut faire une relecture, cela va se faire. Sauf que cela sera envoyé à l’Assemblée nationale. Et je crois que dans la procédure, les partenaires sociaux seront associés. Autrement, nous serons invités probablement aux assises pour connaître les modifications et les nouveaux éléments qui seront apportés et on va échanger ensemble au niveau de la commission des lois », a déclaré mardi le syndicaliste sur Victoire FM.
La STT attend de prendre connaissance des modifications qui seront apportées au droit de grève et à la liberté syndicale pour se prononcer s’il s’agit d’une restriction.
« C’est à la lumière de cela que nous allons nous prononcer pour dire si c’est une atteinte avérée aux libertés syndicales », a-t-il précisé.
En tout cas, le médecin syndicaliste ne croit pas que cette relecture de la loi sera le lieu d’une restriction de ces 2 libertés constitutionnelles.
« La liberté syndicale et le droit de grève sont constitutionnels. Nous gagnerons tous à préserver le climat social plutôt que d’aller vers la restriction de ces libertés », a-t-il dit.
Cependant, il ne s’oppose pas à une reprécision du régime déclaratif qui sous-tend la création des syndicats au Togo.
« Pour ce qui est de la création des syndicats, le régime déclaratif est connu de tous. S’il faut le repréciser et créer les contours et les conditions pour que cela soit plus appliqué, il n’y a pas de problème là-dessus. Ce n’est pas un régime d’autorisation pour les syndicats », a-t-il souligné.





