jeudi, octobre 8, 2026
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    Général Yark : ‘en 2021, l’ensemble du pays sera quadrillé’

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    Le ministre de la sécurité et de la protection civile déballe tout sur le système sécuritaire du Togo, notamment contre la menace terroriste au nord du pays, la piraterie maritime et la cybercriminalité. Sur le braquage, le général Damehame Yark dit ce qui rend difficile la lutte. Ce ministre de Faure Gnassingbé trouve injuste la déclaration selon laquelle le Togo serait une plaque tournante de la drogue. Aux acteurs politiques qui continuent de vouloir manifester alors que la pandémie de Covid-19 bat son plein, le général dit un mot.

    Le ministre togolais aborde tous ces sujets dans une interview accordée à Sputniknews. Au-delà de la participation du pays aux mécanismes régionaux contre le terrorisme, des actions concrètes se posent sur le plan local, selon le ministre.

    «À l’échelle locale, la collaboration des citoyens reste déterminante pour nous! Les populations sont incitées à informer les forces de police dès qu’une personne qu’elles ne connaissent pas vient s’installer dans leur entourage et qu’elle présente un comportement douteux. Parallèlement, des Comités interministériels de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (Ciplev) sont en cours d’installation dans toutes les régions du pays pour faire remonter les informations vers les services de sécurité dès qu’il y a quelque chose de suspect. Ces installations vont se poursuivre en 2021 pour que l’ensemble du pays soit quadrillé et la résilience de nos concitoyens renforcée», a-t-il déclaré.

    Sur la cybercriminalité, le ministre dit prend la pleine mesure de la situation. Ce qu’il se passe, selon lui, est que des gens malintentionnés veulent profiter de la bonne image du Togo.

    « Certains profitent de la belle image que renvoie notre pays, celle d’un État paisible où l’on peut faire du business en toute sécurité, pour séduire leurs victimes avec des propositions d’affaires sans queue ni tête. Et généralement, c’est quand ils se découvrent au cœur d’une arnaque que les gens se rendent compte que leur interlocuteur n’était pas un Togolais, mais plutôt originaire d’un pays voisin », annonce le ministre.

    Le Togo, dit le général à l’envi, n’est pas une plaque tournante de la drogue. Cette déclaration, rassure-t-il, est injuste.

    « Le Togo a un port en eau profonde qui accueille des navires de dernière génération et qui dessert les pays de l’hinterland et même d’autres États qui disposent pourtant de ports. Quand on dit qu’un bateau va vers le port de Lomé, rien n’indique que les marchandises à son bord appartiennent à des Togolais », soutient-il.  

    Il ajoute qu’il pourrait être encore acceptable d’entendre que le Togo sert de point passage de ces marchandises. Mais là encore, note-t-il, des efforts sont faits.

    « Nous-mêmes veillons au grain, nos services de sécurité saisissent quotidiennement des plaquettes de cannabis dissimulées dans des véhicules qui partent, par exemple, de l’ouest vers l’est. Mais notre pays n’est pas pour autant une plaque tournante de la drogue », a-t-il ajouté.

    Pour ce qui concerne les braquages, Lomé, la capitale togolaise est, selon le ministre, confrontée à un problème de proximité avec les États voisins.

    « En l’espace de 5 minutes, à l’ouest de la capitale, un braqueur peut se retrouver de l’autre côté de la frontière, au Ghana. Même s’il y a une bonne coopération avec les services de sécurité de nos voisins, le problème est là. Mais en tout état de cause, si ce n’est pas tout de suite, ils finissent par être rattrapés, un jour ou l’autre», note-t-il.

    Pour ceux qui disent que l’existence de la pandémie à coronavirus est devenue une raison dont le gouvernement se sert pour interdire les manifestations politiques, le ministre rétorque que c’est rétorque que c’est plutôt une question de responsabilité.  

    « Lorsqu’on est dans l’état d’urgence, certaines libertés sont restreintes, voire supprimées. Aujourd’hui, le seul combat à mener, c’est celui contre la pandémie, ce n’est pas de marcher pour telle ou telle revendication. J’aurais souhaité voir ces responsables politiques dépasser leurs querelles pour mener la bataille contre le Covid-19 ensemble, avec les autorités, au lieu de penser tout le temps à manifester dans les rues! », soutient-il.  

    Si le gouvernement permet ces mobilisations sans possibilité de contrôle du respect des mesures barrières et qu’il y a, le lendemain une résurgence des cas de contamination parmi les marcheurs, fait-il savoir, les premiers à rendre le gouvernement responsable de leur contamination seront les marcheurs.

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