Depuis quelques jours, ça ne parle que de grève chez les enseignants et les agents de santé. Le ton est monté d’un cran chez ces derniers lundi. Visiblement, les agents de santé n’ont pas aimé le fait que le gouvernement n’ait pas eu à leur faire un petit clin d’œil, lors du dernier conseil des ministres. C’est la moindre des choses, pensent-ils.
En assemblée générale synchronisée dans 31 centres de santé de Lomé à Dapaong, ces agents ont manifesté leur colère contre leur ministre de tutelle, Prof Moustpha Mijiyawa. Selon eux, le gouvernement semble faire le dilatoire par rapport à leurs revendications. Ces hommes et femmes qui ont la santé des Togolais entre leurs mains exigent un certain nombre de choses, à savoir le recrutement d’agents de santé avant la fin de l’année en cours pour combler le grand écart, l’octroi d’une prime spéciale ‘Covid-19’. Le clou, c’est le problème de statut particulier sur la table depuis plusieurs années.
« C’est une lutte qui continue. Si les satisfactions ne seront pas au rendez-vous, nous prendrons toutes les dispositions pour attirer l’attention du gouvernement sur nos réclamations, et au pire des cas nous n’excluons pas la grève », a déclaré Toussaint Etongnon, kinésithérapeute de son état et point focal du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) à Agou.
« Depuis le 27 octobre 2020 nous avons rencontré notre ministre de tutelle et monsieur Bawara. Nous avons discuté des difficultés du personnel de la santé. A notre grande surprise, au lendemain de notre rencontre au Conseil des ministres, même dans les divers, notre sujet n’a pas été évoqué », a relevé Tchamouza Ouro Gneni, Secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel de la santé au Togo (SYNPERSANTO) au CHU Campus à Lomé.
Pour montrer que tous les agents de santé étaient au rendez-vous, les responsables ont voulu faire savoir qu’ils se sont mobilisés en grand nombre et à la même heure dans les 31 centres de santé.





