Le Collectif des jeunes pour le développement (CJD) ne voit pas le scrutin présidentiel du 22 février denier du même œil que ceux qui parlent de non-transparence. Réunis lundi à Lomé, les jeunes cadres et entrepreneurs de ce collectif ont estimé que ce scrutin démontre une avancée ‘bien notable’ vers la construction de la démocratie.
Et la Cour constitutionnelle, disent-ils, va se prononcer incessamment sur les résultats provisoires pour confirmer la ‘brillante’ réélection et le score ‘sans appel’ de 72,36% de Faure Gnassingbé. Cependant, soulignent-ils, il y a du travail à faire du côté de l’opposition. Pour ces jeunes et femmes, plusieurs acteurs de l’opposition qui ne sont pas nommément cités, doivent songer à avoir une retraite politique car leurs idées ne concordent plus avec les réalités du Togo d’aujourd’hui.
Pour Médissa Sama, coordinatrice du Cadre des jeunes entrepreneurs, artistes et fonctionnaires du CJD (CJEAF), cette opposition doit chercher dans les mois à venir à se faire peau neuve.
« Le monde se modernise quotidiennement. Plusieurs réalités n’arrivent plus à concorder avec les années 1990. Pour éviter un conflit de génération et permettre un débat politique pour le bien du pays, la classe de l’opposition doit être repensée afin de donner plus de chance aux jeunes qui émergent et qui ne peuvent ramer à contre-courant de l’ère des réseaux sociaux », a-t-elle lancé.
Les jeunes cadres et entrepreneurs de cette association ont aussi formulé des recommandations à l’endroit de la jeunesse togolaise.
Les jeunes, selon la coordinatrice, doivent ‘catégoriquement’ se départir de tout acte susceptible de nuire au pays.
A Faure Gnassingbé, candidat proclamé vainqueur de la présidentielle mais non encore confirmé par la Cour constitutionnelle, ces jeunes disent de poursuivre sa dynamique de réformes, de donner encore plus de chance à la jeunesse et d’élargir son cadre d’expression.





