Christian Trimua sait qui gagnera l’élection présidentielle le 22 février prochain. Selon le ministre des Droits l’homme, les Togolais préféreront une personnalité ‘jeune’, ‘dynamique’ avec le charisme d’un chef d’Etat (Faure Gnassingbé, ndlr) à des ‘candidats vieillissants’ qui n’ont pas l’expérience de la gouvernance. De cette nouvelle intervention de ce ministre, on retient aussi qu’il n’y aura pas de proclamation de résultats bureau de vote par bureau de vote, comme le souhaitent certains candidats.
Sur RFI mardi, le ministre Christian Trimua a fait l’apologie de son ‘patron’, Faure Gnassingbé. Pour lui, c’est ce candidat que l’arbitre suprême (les électeurs togolais) choisira le 22 février prochain.
« Nous mesurons également ce que la population souhaite, le parti UNIR a fait le tour du Togo et nous avons la ferme conviction que le président Faure est le choix des Togolais le 22 février prochain », a déclaré le militant et électeur.
Selon lui, le bilan du chef de l’Etat sortant parle à haute voix. « Lorsqu’il a accédé au pouvoir au Togo en 2005, il a hérité d’un pays socialement délabré, économiquement exsangue et politiquement divisé. Il a progressivement reconstruit le pays politiquement en faisant toutes les réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires, relancé économiquement la dynamique de développement du pays et abordé l’important chantier social de reconstruction sociale du pays », a-t-il précisé.
Pour la gouverne de ceux qui se demandent ce que Faure Gnassingbé n’a pas fait en 15 ans et c’est en 5 ans qu’il le fera, M. Trimua a une réponse : « le mandat qui commence est un mandat de consolidation de l’ensemble des efforts qu’il a menés depuis 2005 à aujourd’hui ».
Sur la proclamation des résultats de l’élection ‘bureau de vote par bureau de vote’, le pouvoir pense que ce système ne respecte pas les dispositions du code électoral.
« Le système électoral togolais prévoit une première centralisation des résultats au niveau des commissions électorales locales qui ensuite les renvoient à la commission nationale à Lomé. Ce schéma ne peut pas être contourné par une proclamation bureau de vote par bureau de vote, autrement l’échelon intermédiaire des commissions électorales locales serait inutile. Le code électoral applicable est issu d’un consensus politique et nous tenons absolument à maintenir ce consensus », a-t-il déclaré.
A en croire le ministre des Droits de l’homme, le ‘champion’ de l’Union pour la République (UNIR), malgré sa longévité au pouvoir, n’entretient pas la corruption. Le phénomène, selon lui, connaît aujourd’hui un recul au Togo.
« La corruption a grandement reculé dans le pays. Simplement, il faudrait qu’on communique un peu mieux là-dessus, pour que cela soit su par les agences de notation. Cela peut améliorer le score du Togo », a-t-il souligné.





