Va-t-on vers l’arrestation de responsables politiques au Togo dans l’affaire d’attentat à la stabilité du Togo ? Le général Damehame Yark, ministre de la Sécurité et de la protection civile ne cache pas cette possibilité. A moins d’un mois de l’élection présidentielle dont le premier tour est fixé au 22 février prochain, un groupe d’individus appartenant à un mouvement dénommé ‘Tigre Revolution’, a, selon le gouvernement, voulu attenter à la stabilité du Togo en voulant déstabiliser les institutions. C’est la 2ème fois en quelques mois seulement.
Dans la nuit du 25 au 26 janvier, les forces de l’ordre et de sécurité ont mis la main sur une trentaine d’individus, dont 4 Béninois, appartenant tous à ce mouvement. Ils avaient en leur possession divers matériels. Cependant, il n’y a pas eu, selon les informations, de début d’exécution effective de leur intention.
Selon les informations, aux commandes de ces opérations de déstabilisation du pays, se trouveraient des responsables politiques.
« Les investigations se poursuivent. Si on interpelle un responsable politique, vous serez les premiers à crier. Chaque chose a son temps. Le dossier est entre les mains d’un cabinet d’instruction. S’ils s’avèrent qu’ils sont bien impliqués, ils ne vont pas échapper. Le Togo apprend la démocratie, on accepte que chacun s’exprime à sa manière mais pas dans la violence », a déclaré le ministre en conférence de presse lundi.
On a déjà une idée d’un parti politique qui est dans le viseur. Il s’agit du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam. « Pourquoi le gouvernement ne s’en prend pas à l’ANC, au CAR mais on s’en prend au PNP ? », se demande le ministre de la sécurité.
En tout cas, il est clair que le gouvernement ne fera pas de cadeau à qui que ce soit. Il suffit que son implication soit avérée. Yaovi Okpaoul, le Directeur de la police nationale ajoute à ce propos : « tous ceux qui de près ou de loin sont mêlés à ces attaques, sont suivis ».
A sa rencontre avec la presse, le ministre de la sécurité n’a pas manqué de prodiguer des conseils à la jeunesse togolaise. « La jeunesse doit être vigilante, on ne s’aventure pas dans des opérations pareilles, quelqu’un ne va pas se percher ailleurs et dire ‘allez-y !’. Sans réfléchir, on se jette dedans », a-t-il précisé.
En tout cas, pour les forces de l’ordre, il n’y aura pas de demi-mesure. « Nous n’avons pas le droit de laisser notre pays dans une mésaventure. Notre devoir est de faire en sorte que les Togolais vivent en paix », a-t-il promis.





