Une nouvelle mission de la CEDEAO est à Lomé. Conduite le général Francis Behanzin, cette mission d’évaluation préélectorale a rencontré les acteurs politiques. Devant le général béninois et sa suite, Brigitte Adjamagbo Jonhson et ses collaborateurs ont encore réitéré leur position concernant le processus électoral en cours et ce qu’il pense de l’institution sous régionale.
Pour ces opposants du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), ce qui est en préparation n’est ni plus ni moins qu’une ‘mascarade’ et ‘frauduleuse’ élection. Et la coalition des partis politiques dénommée C14 n’entend pas la cautionner.
Pour ce regroupement de partis politiques, une alternance pacifique par les urnes doit nécessairement passer par certaines exigences. « Ces exigences concernent entre autres points la refonte complète du fichier électoral et l’audit de l’ensemble du processus électoral par une institution internationale, la recomposition de la Cour constitutionnelle conformément aux recommandations de la CEDEAO, le réaménagement de la CENI et de ses démembrements », écrit la coalition.
Elle ajoute à ces exigences le renforcement du système de sécurisation et d’authentification des bulletins de vote, l’arrêt des violences, des violations répétées des droits de l’homme et la stigmatisation d’une ethnie et religion dans la vie politique nationale.
Mme Adjamagbo Johnson et ses acolytes ne veulent pas voir Faure Gnassingbé candidat à l’élection présidentielle de 2020. « Pour la majorité des Togolais, cette participation est inopportune après bientôt 6 décennies de règne de la famille l’actuel chef de l’Etat est issu », précise la C14.
Tout en souhaitant que la CEDEAO jouera un rôle pour que M. Gnassingbé ne prenne pas part à l’élection présidentielle de 2020 comme candidat, la C14 dit avoir réitéré à la mission que la CEDEAO n’a plus bonne presse auprès des Togolais.
Pour rappel, l’actuel coalition est composée de 5 partis politiques de l’opposition notamment la CDPA, les DSA, les FDR, les Démocrates et l’UDS-Togo.





