Le Cluster maritime d’Afrique francophone (CMAF) poursuit ses actions de sécurisation des espaces maritimes. Lundi à Lomé, cette association présidée par Charles Gafan a réuni les acteurs de l’écosystème maritime. C’est autour d’un atelier national d’information et d’appropriation des ODD 13 et 14. Objectif, renforcer leurs compétences sur ces objectifs et favoriser les échanges entre les participants.
D’entrée de jeu, le Président directeur général du Groupe Bolloré Logistics Togo a planté le décor. La pollution marine résultant essentiellement des sources terrestres, atteint des niveaux alarmants avec une moyenne de 13.000 morceaux de déchets plastiques présents sur chaque km² d’océan. L’érosion côtière et l’avancée de la mer sur le territoire sont autant de problèmes qui affectent les infrastructures et les ressources physiques. Tous ces phénomènes et autres formes d’activités qui nuisent à la mer sont des obstacles de taille à la croissance économique de la sous-région.
« Face à cette situation, le cluster maritime compte jouer sa partition », a lancé à l’ouverture de cette rencontre de 2 jours, le président du CMAF.
Selon Damien Mama, coordonnateur du Système des Nations Unies au Togo, la situation est telle qu’on a besoin de l’implication de tout le monde y compris des gouvernements, du secteur privé, des autorités locales, de la société civile, des philanthropes, de la communauté scientifique etc. Et le CMAF, a-t-il poursuivi, est le type d’alliance et de réseau qui tombe à pic par e que comprenant les entrepreneurs, les acteurs de la société civile, les laboratoires et centres de recherche, les écoles et organismes de formation et les acteurs économiques de 21 pays africains.
Les ODD 13 et 14 sont plus que jamais d’actualité, a salué le diplomate. Il a aussi cité des chiffres qui effraient. Au Togo, en mars 2019, une étude financée par la Banque mondiale sur le coût de la dégradation des zones côtières en Afrique de l’ouest, a estimé à 310 millions de dollars par an, le coût de la dégradation des zones côtières au Togo.
La rencontre a été ouverte par la ministre togolaise des Infrastructures et des transports. Zouréhatou Tcha-kondo a fait savoir à l’assistance que la question de l’économie bleue est aujourd’hui au cœur de la gouvernance au Togo.
« Elle guide l’action gouvernementale à l’heure où le pays le pays voit dans l’océan, une chance, une opportunité. Nous apprécions la démarche et la vision à la dynamisation du secteur dans notre pays », a-t-elle souligné.
Durant les 2 jours que vont durer ces travaux, il sera procédé au lancement d’un Groupe de partage d’expérience pour la protection des plages (GE3P).
« C’est un groupe de discussion créé sur télégramme, une application sécurisée visant à mettre ensemble toutes les personnes morales ou physiques soucieuses de la protection des plages. Son but est de favoriser le partage d’expérience, d’initiatives ou de projets entre les membres afin d’enrichir leur portefeuille d’action en matière de protection des plages », a expliqué Charles Gafan.





