Après leur appel du 14 février dernier aux acteurs politiques togolais, l’Eglise évangélique et presbytérienne du Togo (EEPT) et l’Eglise méthodiste du Togo (EMT) remontent au créneau pour interpeler la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).
Aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation communautaire qui seront à Lomé le 31 juillet prochain pour rendre publique une feuille de route de sortie de la crise politique qui secoue le Togo, les 2 églises disent de mesurer la gravité de la situation afin que les propositions n’engendrent pas un nouveau ‘cauchemar’ pour les populations.
« La mémoire collective du peuple de Dieu au Togo garde encore vivaces les conséquences douloureuses des échecs des solutions administrées par le passé, lesquelles solutions ont malheureusement affecté beaucoup de vies et de familles que le devoir évangélique de compassion nous impose de ne pas oublier », indique la lettre pastorale conjointe.
Allusion est ainsi faite à la solution proposée par la CEDEAO en 2005, lors de la montée au pouvoir de l’actuel chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé et contre la gouvernance de qui une opposition draine depuis bientôt un an les Togolais dans les rues.
Pour Sename Mensa Avinou, le modérateur de l’EEPT et Martine Zinsou-Lawson, présidente de l’EMT, l’avenir ‘prospère’ et ‘serein’ du Togo réside incontestablement dans le respect des engagements et des promesses.
« S’il a fallu organiser 27 dialogues au Togo depuis 1990, c’est la preuve palpable que les acteurs et protagonistes n’avaient pas fait preuve de volonté pour respecter les engagements pris de part et d’autre », notent-ils.
Aux acteurs politiques togolais, notamment le pouvoir et l’opposition, l’EEPT et l’EMT attirent l’attention que la non réalisation des clauses des accords qu’ils ont signés dans le passé signifient qu’ils ont des dettes impayées envers Dieu et le peuple togolais.





