Pourquoi la coalition des 14 partis politiques de l’opposition fait de la candidature de l’actuel président de la République, Faure Gnassingbé, une réelle préoccupation ?
Cette position, le Parti du peuple et d’intégrité (PPI) ne la comprend pas. C’est ce que les premiers responsables de cette jeune formation politique togolaise ont signifié en conférence de presse ce samedi à Lomé. Pour eux, cela ne devrait pas en être ainsi dans la mesure il revient à chaque parti politique d’investir son candidat à une élection.
« La candidature ou non de Faure Gnassingbé en 2020 dépendra du parti UNIR ou dans une large mesure de la Cour constitutionnelle qui a le dernier mot sur la validité ou non de telle ou telle candidature », a indiqué Hèzou-Wiyao Badassé, coordonnateur national du PPI.
Il ne revient pas à l’adversaire de choisir ses concurrents, mais doit plutôt s’organiser à les battre, a-t-il ajouté.
Le PPI dit trouver « absurde » qu’en 2018, on parle déjà de 2020 au Togo. « Nous avons les locales et les législatives devant nous et avant 2020. « Pourquoi ne pas focaliser nos énergies d’abord sur ces échéances ? », se demande-t-on au PPI.
Le jeune parti dit soutenir sans réserve qu’en aucun cas, nul ne peut plus faire plus de deux mandats au Togo et s’oppose à la formation d’un gouvernement de transition. « Il n’y a pas une nécessité pour cette formule », dit-il.
Le PPI et ses responsables demandent aux parties prenantes du dialogue de se pencher très rapidement sur des questions « essentielles », gages d’une élection transparente juste et équitable, à savoir, la relecture du code électoral, l’assainissement du fichier électoral, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et ses démembrements et la recomposition de la Cour constitutionnelle.
Lancé le 22 juillet 2017 à Lomé, le PPI se targue de disposer à ce jour des représentations dans 15 préfectures.





