Les franchises universitaires ont encore été violées mardi à l’Université de Lomé (UL). Une assemblée générale du Mouvement pour l’épanouissement de l’étudiant togolais (MEET) a donné lieu à des échauffourées entre forces de l’ordre et étudiants.
La police universitaire équipée sous peu pour bien assurer sa mission a-t-elle été dépassée par les événements ? Dans une réaction, Pr Dodzi Komlan Kokoroko, le président de l’UL donne sa version des faits.
« Devant les jets de pierre des adhérents et sympathisants du MEET, le président de l’UL a, à bon droit, sollicité le concours de la police nationale », a-t-il relevé tout en invitant chaque togolais à accompagner le renouveau sur le campus de Lomé en, dit-il, « élevant le débat en avenir du Togo ».
Faut-il le rappeler, l’assemblée générale du MEET qui a dégénéré a bien été autorisée par les autorités universitaires. Que s’est-il donc passé pour qu’on en arrive à des jets de pierre venant de la part des étudiants contre les bastonnades des polices nationale et universitaire ?
Selon l’agrégé des sciences juridiques et politiques, l’association estudiantine organisatrice de l’Assemblée générale a changé de ligne « consensuelle » et dit tenir sa manifestation sur le balcon de l’ampli 600 avec délogement des étudiants suivi des perturbations des cours.
Il s’agit d’un retournement « spectaculaire et irresponsable », souligne M. Kokoroko qui soutient que les assemblées générales n’ont plus vocation à empêcher le déroulement des cours magistraux et les travaux dirigés.
Dans un communiqué rendu public il y a quelques heures, le MEET déplore des « pratiques malsaines » et demande aux étudiants de rester vigilants et déterminés pour les mots d’ordre à venir.





