jeudi, octobre 8, 2026
2webbannerbon
2cdksecubon
previous arrow
next arrow
More

    Kouméalo Anaté : « Adjamagbo doit prendre ses responsabilités pour ne pas amener nos enfants à l’abattoir »

    - Advertisement -
    - Advertisement -
    - Advertisement -
    - Advertisement -

    L’ancienne ministre de la communication, Kouméalo Anaté, n’est pas du tout contente de la coordinatrice de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise, Brigitte Adjamagbo Johnson.

    Commentant ce lundi sur la radio Victoire FM la marche que la coalition des 14 a organisée pour les femmes dans les rues de Lomé ce samedi, Mme Anaté a estimé que sa compatriote et les autres femmes font comme si leurs hommes sont des saints. Selon elle, la secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) doit, en tant que femme et responsable, prendre ses responsabilités pour ne pas amener « nos » enfants à l’abattoir.

    Après avoir reconnu que cette marche des femmes est la preuve qu’au Togo, il y a la liberté d’expression, l’enseignante-chercheuse avoue ne pas comprendre pourquoi les femmes doivent s’habiller de noir. « Le Togo n’est pas mort que je sache », s’est-elle étonnée.

    Pour l’ancienne ministre, ce n’est pas de ce type de marche dont le Togo a besoin. Elle aurait voulu voir des femmes sortir en blanc pour réclamer la paix, des femmes sortir en couleur arc-en-ciel ou en vert pour donner l’espérance mais pas en noir.

    Mme Anaté rêve d’une marche « où toutes les femmes togolaises, indépendamment des clivages sociopolitiques », iront parler à tous les hommes. « C’est à tous les hommes qu’il faut parler pour qu’ils soient moins égocentrés et moins égoïstes et penser réellement à l’intérêt des Togolais et à l’avenir de ce pays qu’on est en train de sacrifier », a-t-elle ajouté avant de poursuivre qu’elle aurait voulu aller vers les autres femmes pour leur soumettre l’idée mais on lui dira qu’elle n’est pas crédible à cause de son appartenance au parti au pouvoir.

    Pour l’actuelle directrice de l’Institut des sciences de l’information, de la communication et des arts (ISICA) à l’Université de Lomé, le colloque qui a eu lieu au sein de ce temple du savoir il y a quelques mois sur le retour à la Constitution de 1992, a révélé la non pertinence de cette exigence. « On ne peut pas retourner à un texte qui n’a jamais fait l’unanimité et qui cristallise les tensions politiques aujourd’hui. Ensuite, le Togo ne peut pas vivre dans le passé », a-t-elle précisé tout en proposant que la solution convenable serait d’aller à une autre constitution.  

    A ce propos, la militante de l’Union pour la République (UNIR) ne dira pas mieux que ses camarades de parti. Selon elle, il faut aller au référendum. « Aller au référendum va clarifier les choses, on ira jusqu’au bout d’un processus légal qui a commencé, ce qui n’empêche pas le dialogue que le pouvoir appelle de tous ses vœux et auquel l’opposition a fini par adhérer, de se faire et que tout ce qui reste à baliser au niveau politique soit fait d’un commun accord », a-t-elle relevé.

    - Advertisement -

    ARTICLES RÉCENTS

    Latest Posts

    9tecno2bon
    9tecno3bon
    previous arrow
    next arrow