A la veille de la première manifestation qu’organise la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise contre le pouvoir de Faure Gnassingbé en ce début d’année, le leader du Parti national panafricain (PNP), Tikpi Atchadam, n’a pas oublié sa tradition. Il est encore sorti comme d’habitude de son ombre pour galvaniser les troupes.
Dans un message audio diffusé sur les réseaux sociaux, le leader de la contestation du régime de Lomé depuis le 19 août dernier, appelle les Togolais à rester mobilisés ce 13 janvier 2018 en sortant massivement comme toujours. Il les invite également au légalisme et au pacifisme malgré, souligne-t-il, l’enjeu et l’urgence de la lutte politique de l’heure.
Selon Tikpi Atchadam, face à la prise de conscience généralisée dont font preuve les Togolais de Lomé jusque dans les coins reculés du pays, le pouvoir de M. Gnassingbé n’a trouvé mieux que de verser dans une « campagne dispendieuse d’intoxication de l’opinion internationale ».
« La diplomatie du mensonge et des mallettes est en œuvre, les capitales occidentales sont toutes écumées », déclare M. Atchadam.
Heureusement, poursuit-il, cette « diplomatie de mensonge » a atteint ses limites et la vérité reprend le dessus. « Sous l’action de la diaspora, l’opinion internationale est suffisamment sensibilisée sur la nature du régime en place, prêt à s’opposer à l’alternance par tous les moyens. Tous les gouvernements africains comme occidentaux sont d’accord. Dans la sous-région, le Togo constitue une anomalie politique à corriger et elle sera corrigée », relève-t-il.
Même la politique « du chien aboie, la caravane passe », ne fonctionne plus, selon lui. Elle est perturbée, ajoute-t-i. Il n’en veut pour preuve que la caravane n’a plus affaire à un seul « chien » mais à une « meute ».





