Le Premier ministre togolais, Komi Sélom Klassou a procédé ce jeudi à la cité OUA à Lomé, à la pose de la première pierre du nouveau siège social du Fonds de garantie de financement des investissements privés en Afrique de l’ouest (GARI).
En 15 mois au minimum et 18 mois au maximum, va sortir de la parcelle de terrain attribuée par le gouvernement togolais pour la construction de ce siège, un bel exemple de bâtiment vert qui respecte toutes les normes de protection de l’environnement et du climat.
Cette cérémonie de pose de la première pierre, selon Franck Adjagba, Directeur général du Fonds GARI, est un événement historique dans la vie de cette institution qu’il dirige. La construction des nouveaux locaux va aider l’African Guarantee Fund (AGF), à renforcer sa présence en Afrique de l’ouest à travers le Togo.
« Ce siège marque la confiance qu’on apporte à Lomé, une place financière reconnue. Nous y venons prendre notre place et à partir de Lomé, rayonner sur l’Afrique de l’ouest. Nous allons apporter les moyens matériels, financiers et humains au fonds GARI pour que les PME de l’Afrique de l’ouest puissent avoir un accès aisé au financement qui existe dans nos banques et établissements financiers qui existent dans la zone », a renchéri Félix Bikpo, le président du Conseil d’administration du Fonds GARI et CEO d’AGF.
Ce siège, a ajouté Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des finances, sera le « pôle régional » de l’activité d’AGF en Afrique de l’ouest.
Les PME, a-t-il poursuivi, constituent le « fer de lance de la croissance économique et de la promotion de l’emploi.
A ce propos, M. Bikpo n’a pas manqué de faire tout un développement. Les PME constituent plus de 98% des entreprises et les 2/3 des emplois des pays développés, elles ont joué un rôle décisif dans la conquête des marchés internationaux par les pays émergents. La croissance de l’économie mondiale est estimée à un peu plus de 3% grâce à la vigueur du secteur des PME et des PMI des pays émergents.
Leur enjeu dans les pays africains dont le tissu économique est constitué exclusivement de PME de micro-entreprises, a-t-il relevé, apparaît un peu plus critique.
« L’obstacle majeur des PME en Afrique et au Togo en particulier, est la difficulté d’accès au financement adapté. Les systèmes financiers en Afrique surtout subsaharienne sont totalement dominés par les banques qui sont la principale source de financement des PME. Malgré quelques efforts de changement qu’il faut saluer, la frilosité du système bancaire à financer les PME, en particulier les investissements nécessaires au développement de cette catégorie d’entreprises, est encore grande », a fait observer le CEO d’AGF.
L’AGF a fait donc le pari de permettre aux PME, fort de leurs atouts, de stimuler le développement économique des pays de l’Afrique de l’ouest, en contribuant à augmenter le volume et la qualité des financements.
Créé il y a 6 ans, AGF s’est fixé pour objectif de vaincre la réticence du secteur bancaire à orienter les ressources collectées au financement des PME en soutenant le secteur bancaire en réduisant les risques de défaillance qui pourraient résulter de leurs actions.





