L’une des dates ayant marqué le processus de démocratisation du Togo, est le 5 octobre 1990. Pour marquer ce jeudi le 27ème anniversaire de cette date historique au cours de laquelle les jeunes togolais ont vigoureusement protesté contre le pouvoir d’alors, le Collectif des jeunes pour le développement (CJD) et le Conseil national de la jeunesse ont organisé une conférence-débat à Lomé.
A l’occasion de cette rencontre placée sous le thème : « Engagement politique de la jeunesse togolaise pour la démocratie : quelles leçons en tirer ? », hommage a été rendu à feu Hilaire Dossouvi Logo, l’un des leaders des jeunes qui ont été à la base de ce soulèvement.
Dans sa communication, Pr Kokou Tchariè a comparé l’illustre personnage à un « petit Mandela » dont le parcours politique doit inspirer les jeunes togolais d’aujourd’hui.
Il a également invité les jeunes togolais à proscrire toute forme de violence, « quel que soit ce qu’on réclame », a-t-il dit, et les acteurs politiques à mettre l’accent sur le dialogue et l’entente mutuelle.
« Ce qui manque à la jeunesse togolaise, fer de lance de la démocratie, c’est la formation de base, l’éducation civique », a-t-il relevé.
Pour les organisateurs de cette rencontre, le 5 octobre a eu le mérite de positionner le Togo sur le terrain de la démocratie, mais le rappel de cette journée ne devra pas replonger les Togolais dans la violence comme par le passé.
« Pour protéger notre pays, les acteurs politiques devraient privilégier la modération », a souhaité Matthieu Agada, l’un des responsables de la coordination du CJD.
« Après plusieurs années de lutte pour l’avènement de la démocratie, lutte menée au Togo comme en exil au Canada, Logo Dossouvi rentre au pays sous la gouvernance du président Faure Gnassingbé. Il accepte de collaborer avec le nouveau président, malgré les critiques acerbes qui venaient du camp de ses anciens camarades de lutte. Logo Dossouvi était convaincu de son nouveau choix et le défendait », a-t-il rappelé.
Pour lui, a lancé M. Agada, beaucoup de choses ont changé et ne pas le reconnaître, c’est faire preuve de malhonnêteté.
Le CJD compte garder fermes les acquis de cette lutte et travailler sérieusement pour le renforcement de la démocratie et l’Etat de droit au Togo. « Ce que nous, jeunes devrons rechercher en premier, c’est de nous concentrer sur ce qu’il y a d’utile pour nous et pour notre pays », a martelé Matthieu Agada.





