Il n’y a pas de statistiques existantes en la matière, mais on observe un déplacement massif des enfants vulnérables sur le corridor Abidjan-Lagos qui comprend cinq (5) capitales, compte tenu de leur forte urbanisation et par rapport aux difficultés que ces enfants vivent dans leurs familles.
C’est pour répondre à ce pan des droits des enfants non encore pris en compte dans les 5 pays de ce corridor (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria) que le Projet de protection des enfants migrants le long de ce corridor (CORAL) a été initié par la fondation Terre des hommes (Tdh).
Financée par l’Union européenne (UE) à plus de 2,2 millions d’euros, ce projet permettra d’améliorer la protection de 25.000 enfants en situation de mobilité (déplacement d’enfants entre les espaces géographiques et sociaux ainsi que les expériences vécues lors des mouvements) le long de ce corridor pendant trois (3) ans (2017-2020), afin de réduire leur vulnérabilité et leur offrir des opportunités de développement.
Ce projet qui vise 5.000 enfants migrants dans 4 localités au Togo (Lomé, Vogan, Aného et Kévé) a été au cœur d’une grande rencontre entre les acteurs concernés. L’objectif, c’est de disposer d’un plan de plaidoyer opportun dans lequel tous les acteurs du Comité de coordination d’action en faveur des enfants en mobilité (CCAEM), le bras opérationnel, vont s’engager et s’aligner.
« Ce que nous observons, c’est que dans leur parcours migratoire, ces enfants sont généralement victimes de diverses violations de leurs droits et d’exploitations, des abus de tous genres. Le projet n’a pas l’ambition d’arrêter la migration des enfants mais d’améliorer la protection des enfants lors de leur parcours migratoire, sachant que la migration présente des risques mais aussi des opportunités de développement pour les enfants », a indiqué Yawo Etsè, chef bureau TdH.
A travers le CORAL, il ne suffira pas d’apporter de l’aide directe aux enfants mais le projet vise également à permettre aux communautés concernées dans les 5 pays de répondre de manière plus efficace aux préoccupations liées à la protection des enfants migrants.
Il s’agit aussi de renforcer le cadre politique, légale et opérationnel existant en la matière.





