vendredi, octobre 9, 2026
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    Les bases anti-corruption posées par Transparency International à Lomé

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    Du 10 au 12 mai 2016 à Abuja au Nigeria, au cours de la rencontre régionale Afrique de l’ONG Transparency International, le foncier et l’éducation, ont été identifiés et adoptés comme domaines prioritaires pour des actions collectives et un plaidoyer régional. Position confirmée à Maputo du 12 au 14 juillet derniers.

    Pour faciliter la traduction des résolutions susmentionnées à Abuja et Maputo en actions concrètes,  l’organisation internationale, en collaboration avec son contact national au Togo qui n’est autre que l’Alliance nationale des consommateurs et de l’environnement au Togo (ANCE-Togo),  tient depuis ce mercredi à Lomé, une rencontre de planification avec à la clé, trois (3) objectifs. C’est au travers du projet intitulé : « S’attaquer aux inégalités en Afrique de l’ouest par une gouvernance transparente, redevable et participative ».

    Il s’agit de faciliter l’adoption d’une feuille de route pour des engagements de Transparency International dans douze (12) pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) sur l’adoption et l’application des normes anti-corruption, fournir une plate-forme d’échanges sur le plaidoyer anti-corruption dans les deux (2) domaines et partager avec les sections nationales et partenaires de Transparency International des outils de suivi et plaidoyer relatifs aux Objectifs de développement durable (ODD).

    « Le choix porté sur des secteurs ressort de nos enquêtes que ce sont les domaines les plus affectés par la corruption, a déclaré Samuel Kaninda, Conseil régional Afrique de Transparency International.

    Selon lui,  bien de lois sont adoptées et les institutions sont en place mais il faut maintenant que ces institutions aient les coudées franches pour travailler dans le sens de résultats. « La lutte, c’est de faire en sorte que la volonté politique soit plus exprimée et son expression se traduise par des actes concrets », a-t-il ajouté.

    Selon Fabrice Ebeh, Directeur exécutif de l’ANCE-Togo, l’Afrique de l’ouest demeure dans la zone rouge lorsqu’on parle de baromètre mondial de la corruption ou de l’indice de perception de la corruption. En dehors du Cap vert, du Sénégal et du Ghana, l’ensemble des autres Etats demeure en-deçà de la moyenne (28 et 30 sur 100), a-t-il précisé.

    Cette rencontre, a-t-il rappelé, vient à point nommé pour outiller les sections nationales de Transparency International sur le plaidoyer pour qu’elles puissent travailler avec les Etats pour promouvoir la bonne gouvernance.

    Le Togo à l’instar de ces pays,  a des institutions en place. « Mais l’efficacité de ces organes de contrôle qui compte maintenant. Il faut réduire aux crimes financiers, mettre en place un système de gestion et de bonne gouvernance qui rassemble les citoyens », a relevé le responsable du contact national de Transparency International au Togo.

    Pour information, malgré des taux de croissance économique élevés en Afrique de l’ouest, une partie importante de la population de la sous-région vit toujours sous le seuil de pauvreté, peinant à accéder aux services sociaux les plus élémentaires comme l’eau, l’assainissement, la santé, l’éducation et l’électricité.  

    Bernadette A.

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