mercredi, octobre 7, 2026
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    Kossi-Zetudu Koffi : « Pas sain qu’on envoie un étudiant qui revendique ses droits en prison »

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    Des manifestations des 14, 15 et 16 juin, on arrive à l’arrestation d’étudiants et la condamnation de deux (2) d’entre eux à 12 mois de prison avec sursis total. Au Mouvement pour l’épanouissement de l’étudiant togolais (MEET), on estime qu’il s’agit d’une « injustice ».

    Kossi-Zetudu Koffi, le premier vice-président de cette association a indiqué dans une interview accordée à Global Actu, que le MEET agira.

    Et pour ce qui concerne les conditions de vie et de travail de l’étudiant togolais, le MEET ne compte pas aussi croiser les bras.

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    Question : Tous les étudiants arrêtés ont été libérés, même si deux d’entre eux ont été condamnés avec sursis.  Qu’en dit-on au MEET dont vous êtes le premier vice-président ?

    Kossi-Zetudu Koffi : Je voudrais avant toute chose rendre un hommage mérité à tous celles et ceux qui n’ont ménagé aucun effort pour apporter leur soutien aux étudiants à sortir de cette impasse. Revenant à votre question, je suis satisfait qu’ils ils aient recouvert leur liberté parce qu’il n’est pas sain qu’on envoie un étudiant qui revendique ses droits en prison. Par contre, je ne suis pas d’accord qu’ils soient condamnés et nous allons nous investir pour l’annulation de cette décision qui plane sur nos amis.

    Les avocats en charge de la défense des étudiants se disent insatisfaits et comptent également interjeter appel. Vous les laissez s’en charger ?

    Je partage parfaitement cet avis du collectif des avocats et je l’ai dit, le MEET ne restera pas les bras croisés face à cette injustice.

    L’Université de Lomé, quoi qu’on dise, change de visage avec Pr Komlan Dodji Kokoroko. Quel regard portez-vous sur le travail que fait le président de l’université ?

    Nous avons constaté effectivement au niveau du MEET la disponibilité du Président actuel de l’université à faire avancer les choses en apportant une touche à la condition estudiantine. Un tour sur le campus montre que certaines choses ont changé suite aux manifestations de janvier 2016 conduites par le président du MEET d’alors. Je fais allusion notamment à l’électrification du campus, au traçage des pistes, à la finalisation du contrat avec SOTRAL, à l’augmentation des frais des allocations et bourses et à la rénovation des amphis. 

    Tout cela a facilité un tant soit peu les conditions d’étude et de vie.

    Aujourd’hui, qu’est-ce qui ne va pas ? A un nouveau président, de nouvelles méthodes. Que compte alors faire le nouveau président du MEET ?

    Avant de répondre à cette question, je voudrais d’abord rendre un hommage mérité à l’ancien président Kondo pour le service rendu à la communauté estudiantine. Justement parlant de lui, je me rappelle comme si c’était hier des moments difficiles qu’il a connus à la tête du MEET surtout le 14 février 2014, le jour qu’il a été arrêté manu militari et déposé à la prison civile de Lomé pour la simple raison d’avoir pris l’avant-garde des légitimes revendications des étudiants. Bref, il a été jusqu’au bout de son mandat un grand homme.

    Pour répondre à votre question,  le MEET a certes changé de dirigeant mais  la méthode reste la même et les grands défis à relever porteront sur les questions de la disponibilité  du  wifi ; il est inadmissible que l’étudiant ne dispose que de 14 minutes de forfait par jour, alors que le système LMD nécessite beaucoup de recherches sur le net. Il y a aussi la question de la reprogrammation des unités d’enseignement dans chaque école et faculté, le bitumage des pistes, la construction des sanitaires et l’augmentation des montants alloués aux allocataires et boursiers.

    La vie devient de jour au jour plus chère et un étudiant a besoin de conditions minimum pour s’en sortir et les autorités le savent très bien.

    Face aux défis à relever, que doit faire l’étudiant togolais?

    Ce qu’il y à faire ? C’est très simple. Nous devons briser la chaîne de la peur, rester mobilisés derrière le MEET qui n’a jamais baisser sa garde quand il s’agit des questions de revendications des droits de l’étudiant. Chaque étudiant, où qu’il soit, doit rester éveillé et prêt à répondre promptement à l’appel du MEET au moment opportun.   

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