L’annonce par les autorités de la phase de purification du Togo du 3 au 9 juillet prochains, remet au goût du jour l’affaire des incendies criminels des marchés de Kara et de Lomé de janvier 2013, dont les auteurs ne sont toujours pas dévoilés par la justice togolaise.
Pour le Mouvement Martin Luther King (MMLK), « la voix des sans voix », cette phase du processus de réconciliation doit également se prêter à la libération des six (6) personnes qui continuent d’être détenues en prison dans cette affaire, sans jamais savoir quand elles seront jugées.
Cet élargissement, s’il est fait, poursuit dans un communiqué l’association de défense des droits de l’homme, va « donner la joie aux familles respectives ».
Tout en saluant la libération et la levée d’inculpation de la majorité des personnes incriminées dans cette affaire criminelle, le pasteur Komi Edoh et ses collaborateurs disent ne pas comprendre pourquoi, malgré la clôture de l’instruction, la justice togolaise n’ouvre pas le procès, pour situer l’opinion sur les tenants et les aboutissants de ces incendies qui ont fait perdre des milliards aux commerçants togolais.
Cette détention préventive dont font l’objet les 6 Togolais dans cette affaire qui n’a que trop duré, est « trop longue » et paraît « abusive », souligne le MMLK qui estime qu’il impérieux pour la justice togolaise de « se conformer aux procédures judiciaires légales pour appliquer la justice et le droit ».
Le MMLK dit compter sur les institutions de la République appropriées, « pour une issue heureuse et définitive à cette affaire ».





