mercredi, juin 29, 2022
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    Togo-locales : un accueil pas très chaleureux pour Fabre à Sokodé

    « On ne te veut pas ici à Sokodé », « tu es terminé au nom de Dieu », « si c’est toi, nous préférons voter pour Faure »,  « à cause de toi, nous allons supporter Faure Gnassingbé », « quittez Sokodé ». Voilà autant de propos tenus vendredi par de petits groupes d’hommes et de femmes à Sokodé (337 km au nord de Lomé), contre le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC).

    Jean-Pierre Fabre, candidat aux élections municipales dans une commune à Lomé, était dans cette ville qui s’est fait remarquer lors de la récente crise sociopolitique qui a secoué le Togo, à la suite de la manifestation du 19 août 2017, pour prêter main forte aux candidats positionnés par son parti, pour le compte des élections municipales du 30 juin prochain.

    Le moins qu’on puisse dire, c’est que cet incident s’est révélé à la fin mineur. Sans répondre, le cortège de l’ancien chef de file de l’opposition togolaise a poursuivi son petit bonhomme de chemin. Les militants de l’ANC n’ont pas aussi réagi.

    Sur la vidéo informatrice de l’incident, on voit ces petits groupes huer le cortège et crier le nom du leader du Parti national panafricain (PNP), Tikpi Atchadam.

    Que reprochent ces Togolais au président de l’ANC ? Si on ne peut répondre avec certitude à cette interrogation, on sait que le PNP, le parti instigateur du 19 août 2017, a décidé de se mettre à l’écart des élections locales qui se tiennent 6 mois après les élections législatives du 20 décembre 2018 que la coalition des 14 partis politiques de l’opposition (C14), PNP et ANC y compris, a décidé de boycotter.

    Quelques mois après ces élections, la C14 s’est effritée, les partis politiques engagés prenant leur liberté.

    Outre l’ANC, ils sont nombreux ces partis de l’ex-C14 à positionner des listes de candidats dans plusieurs communes pour ces élections locales. Certains d’entre eux pensent que ces élections qui auront lieu dans quelques jours passent pour être un début de l’alternance politique que le Togo devrait connaître en 2020, lors de l’élection présidentielle. Et que pour rien au monde, il ne faut les boycotter.

    Depuis le début de la campagne électorale le vendredi 14 juin dernier, la Force sécurité élections (FOSE) conduite par le Directeur général de la police nationale, le lieutenant-colonel Yoavi Okpaoul, n’a encore signalé aucun incident.

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