mercredi, mai 25, 2022
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    Togo : les ‘femmes Pyramide’ accusent encore le gouvernement Tomegah-Dogbe

    Les ‘femmes Pyramide’ ne sont pas prêtes de laisser le gouvernement de Victoire Tomegah-Dogbe respirer. Mercredi à Lomé, face à la presse, les responsables de cette initiative citoyenne ont déclaré ne pas être contentes. Misère, famine, maladies, suicide et dépravation des mœurs, voilà les situations qui caractérisent, selon elles, le train-train quotidien des Togolais.

    Face à ces situations désespérantes, ont-elles souligné, le gouvernement, sous l’influence des femmes, a plutôt procédé à plusieurs augmentations de prix et de taxes et à l’accélération de la pression fiscale.

    « Trop, c’est trop ! Les Togolais sont frappés de plein fouet par la famine, la maladie, abandonnés à eux-mêmes dans la misère au couperet du suicide et sont tenus en laisse par une répression policière et judiciaire systématique et sanglante dans un espace judiciaire instrumentalisé et aux ordres », ont-elles lancé.

    Pour dénoncer ces situations, les ‘femmes Pyramide’ proposent aux populations togolaises une série d’actions à mettre en œuvre pour se faire entendre. Il s’agira, selon elles, de porter le noir tous les vendredis dans les marchés, les rues, les églises, les maisons et les lieux de travail sur toute l’étendue du territoire et dans la diaspora, jusqu’aux prochaines élections.

    Elles réclament un nouveau contrat social basé sur 7 points de revendication. On note en première position la suppression de toutes les augmentations de prix sur l’essence, le péage et l’électricité. En 2ème point, ces femmes exigent la dépression fiscale dans les marchés et sur les produits de première nécessité,
    et en 3ème lieu la prise de mesures sociales d’urgence au profit des femmes et les couches vulnérables.

    Au nombre de ces revendications, on compte la prise de mesures urgentes pour la prise en charge gratuite de tous les malades, la prise de mesures urgentes contre la faim et pour la baisse immédiate des prix des denrées de première nécessité, l’augmentation du salaire minimum garantie à 50 000 francs CFA au moins et la création de l’emploi au profit des jeunes.

    Elles terminent leurs revendications avec la cessation immédiate du harcèlement et la répression des forces de l’ordre dans le pays et la libération sans condition de Leyla Nambéa, mère de 3 enfants, arrêtée le 18 décembre 2019 alors qu’elle allaitait son bébé de 9 mois, des enseignants du SET et des élèves arbitrairement arrêtés et jetés en prison, suite à la grève pour réclamer l’amélioration des conditions de travail et de vie des enseignants.

    Pour rappel, le gouvernement togolais, pour permettre aux populations de faire face à la vie chère, avait annoncé la prise imminente d’une ‘batterie de mesures’. Depuis une semaine, une seule mesure a été prise. Il s’agit de la suppression de la TVM pour les véhicules de transports et de biens. Les autres mesures vivement attendues, trainent encore le pas.

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