vendredi, juin 24, 2022
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    Togo : ICJ-VE lève la voix contre les pratiques néfastes affectant les enfants

    La communauté africaine célèbre ce jeudi 16 juin la 32ème édition de la Journée de l’enfant africain. Au Togo, l’association ‘Initiative des jeunes la voix des enfants (ICJ-VE) saisit l’occasion pour se faire connaître et attire l’attention du gouvernement, de la société civile et des parents sur la question des pratiques néfastes affectant les enfants.

    Pour cette jeune organisation présidée par Samiroudine Ouro Sama, si le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant repositionne le thème de l’année 2013 relatifs aux pratiques néfastes affectant les enfants, c’est que  cette question est une préoccupation au plan africain et national.

    « En 2013, le même thème avait été fixé. Il est important pour nous, à l’occasion de cette célébration de réfléchir un peu sur ce qui a été fait par notre pays le Togo depuis 2013 en termes de succès et de bonnes pratiques mais également en termes de défis à relever », a lancé le président de cette organisation.

    ICJ-VE se félicite du fait que beaucoup d’efforts ont été faits.  « C’est l’occasion de féliciter les autorités togolaises pour tout ce qui a été fait pour éliminer les pratiques néfastes affectant les enfants », note M. Ouro Sama.

    Pour être plus concret, il cite la déclaration de Notsè qui a été initiée par le gouvernement togolais en collaboration avec les chefs traditionnels et les leaders communautaires et religieux. A cette déclaration, souligne l’association, s’ajoute l’engagement d’Adétikopé sur le mariage des enfants.

    « Sur le temps passé par les enfants dans les couvents, on se disait qu’il faut réduire ce temps de 3 mois à 45 jours. Des mesures ont été prises relativement à la question des châtiments corporels qui constituent une autre forme de pratique néfaste. Des mesures ont été prises par le gouvernement sur les questions de mutilations génitales », a énuméré le président.

    Malheureusement, a-t-il ajouté, il y a des défis énormes. Pour ICJ-VE, cette journée constitue l’occasion d’encourager les autorités togolaises à entreprendre des initiatives pour juguler un certain nombre de pratiques qui ont cours et qui violent les droits de l’enfant.

    A ce titre, l’association parle de la question des grossesses précoces. « Chaque année, on en compte énormément. Il faut prendre des mesures pour arriver à bout des mutilations génitales féminines », a-t-il indiqué.

    Et particulièrement sur la question des châtiments corporels, ICJ-VE fait la proposition de dépasser le cadre de l’école pour l’interdire aussi bien à la maison, que sur les lieux d’apprentissage, de détention et autres.

    Pour sa part, ICJ-VE initie un projet dénommé ‘Deviwo fe gbe’, ce qui signifie ‘la voix des enfants. Elle prévoit une grande campagne de sensibilisation dans la préfecture de Kévé.

    « Nous avons vu les enfants dans les rues. Pour nous, il n’est pas bon de voir l’enfant dans la rue. La place de ces enfants, c’est soit à l’école, ou à la maison. Il est important de rappeler aux parents le rôle qu’ils doivent jouer dans l’éducation de leurs enfants », annonce le président.

    Autre chose, l’association prévoit en rapport avec le numérique, une autre campagne digitale de sensibilisation sur les différentes formes de pratiques néfastes sociales et affectant les enfants. L’objectif, dit-on, c’est pour attirer l’attention des leaders communautaires, religieux, des parents, des médias, des organisations de la société civile et du gouvernement sur le rôle que chacun doit jouer pour l’élimination de ses pratiques.

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