vendredi, juin 24, 2022
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    L’OMS et 4 pays africains esquissent une réponse de poigne contre le choléra à Lomé

    Le choléra demeure une urgence de santé publique dans la région africaine. Chaque année, dit-on, plus de 12 pays sont touchés par les épidémies de choléra. En moyenne, 40.000 cas et près de 1000 décès sont comptés annuellement. En 2021, l’épidémie de choléra a connu une ampleur sans précédent en Afrique de l’ouest avec à la clé 100.000 cas rapportés et plus de 4000 décès. Il faut trouver une solution. Et c’est à cette solution que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et 4 pays africains réfléchissent depuis ce mardi à Lomé.

    L’Organisation mondiale, pour organiser cette rencontre sous régionale de Lomé, part du constat que lors de la réponse à ces épidémies, les pays n’étaient pas suffisamment préparés pour prévenir et bien gérer les épidémies de choléra.

    Cette session de formation qui se déroule au Togo, est la première du genre et regroupe 4 pays notamment la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo.

    « A terme, nous visons la formation de 28 pays qui seront dotés d’équipes formées pour à leur tour conduire les formations des équipes sur le terrain et faire en sorte que nos pays aient des ressources humaines bien formées et outillées pour prévenir et répondre correctement aux épidémies du choléra », a confié à la presse Dr Vincent Dossou Sodjinou, point focal choléra de la région africaine de l’OMS pour l’Afrique de l’ouest et du centre, basé à Dakar au Sénégal.

    Au terme de cette session, 3 résultats sont attendus. D’abord, il s’agit de mettre en place des équipes dans les districts à haut risque. Ensuite, les pays seront désormais capables de rapidement mettre en place la réponse aux épidémies de choléra dans les premières 48 heures qui suivent la survenance de l’épidémie. Enfin, ces pays auront les capacités logistiques et à l’avance des équipements et des matériels pour pouvoir correctement répondre aux épidémies de choléra.

    Il faut dire que le principal facteur favorisant du choléra dans les pays africains, c’est l’accès à l’eau, à l’hygiène et aux latrines. Dr Sodjinou ne démentira pas. « Dans les pays africains, il y a encore d’énormes difficultés en termes de disponibilité à l’eau de qualité dans certaines localités, les infrastructures d’accès à l’eau sont souvent chères pour les pays. L’autre constat, c’est que les pays africains n’ont pas encore atteint le niveau de couverture en eau potable et de couverture en latrines permettant de prévenir le choléra », a-t-il souligné, ajoutant que tant que ces poches existeront, le choléra est une garantie.  

    La session de Lomé sera suivie par d’autres sessions dans d’autres pays de la région, à savoir au Niger, au Nigeria, en RDC, au Kenya et aussi en Tanzanie. Selon les informations, c’est une série de formations pour améliorer le niveau de capacité des pays pour prévenir et répondre à ces épidémies.

    Pour information, en 2021, les pays touchés l’épidémie de choléra sont le Nigeria, le Niger, le Togo, le Cameroun et le Mali.

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